Stupeur générale, le néo-parisien que je suis en train de devenir vient de trouver la motivation pour se décider à rédiger son petit bilan traditionnel de fin de saison qu’il avait laissé tomber depuis de long mois. Une fois de plus je ne me suis pas lassé des titres saisonniers, y trouvant du bon comme du mauvais contrairement à ce que nos habituelles cassandres des réseaux sociaux nous annoncent tous les trois mois (« cette saison c’est le désert », « c’était mieux avant », « j’aime les saucisses », etc). J’ai même, dans ma grande générosité, réussi à donner trois fois la note de 9/10 lors d’une même soirée ce qui doit être une première pour moi.

Comme d’habitude, je ne traite que les titres que j’ai finis (ou presque) lors de cette saison indépendamment de leur saison de départ.

1 – Kimetsu no Yaiba (Wakanim)

kimetsu

Le haut de mon classement est assez dense avec des très bons titres mais dans lesquels j’ai du mal à extraire des têtes de séries comme ça peut être le cas parfois. Néanmoins avec un peu de recul c’est bien à l’adaptation par Ufotable de ce pilier actuel du Jump qu’est allé mon choix. Si vous me suivez depuis un certain temps, vous aurez remarqué que les titres du genre ne remportent pourtant que rarement la mise lors de mes bilans et autres commentaires.

Néanmoins cette fois je ne peux que m’incliner devant le travail produit ici à la fois par le mangaka et le studio qui a su éveiller mon intérêt tout du long du printemps et de l’été et donc j’attendrai la suite de pieds ferme.  Mais finalement qu’est-ce qui a su faire la différence à mes yeux entre ce titre et d’autre du genre ?

Si le plot de départ est finalement assez similaire à d’autre : la confrontation entre des tueurs de démons souvent victimes de ces derniers dans un premier temps et leurs proies dirigées par un grand méchant par la force et la peur, la façon de traiter l’ensemble est très bien construite, à titre personnel, je me suis surpris à éprouver beaucoup d’attachement à la plupart des personnages aussi bien les héros (même si Zenitsu est quand même bien lourd parfois) que des antagonistes (enfin la plupart). En effet l’approche pleine de compassion de Tanjiro mise en place par l’auteur fait qu’on en vient nous aussi à prendre en pitié les démons qui sont eux aussi des victimes et ce simple fait vient ajouter un voile de tristesse à un ensemble qui n’aurait pu être qu’une succession de combats classes mais avec moins d’âme. Si le titre est in fine très triste et cruel dans ses situations, il sait aussi détendre l’atmosphère avec ses nombreuses scènes comiques et même parfois absurde.

Et c’est là qu’entre aussi en jeu tout le travail du studio dont j’ai personnellement maintes fois vanté les qualités au cours de ces dernières années en appréciant quasiment tout ce qu’ils ont fait même lors d’adaptation de titres peu intéressant de base. Le rendu visuel est de grande qualité tout du long du titre, aussi bien en termes d’animation que de design et aussi de mise en scène. Il y a finalement très très peu de déchet tout au long de la saison et je pense que le titre a pu bénéficier de ce qui se fait de meilleur en 2019 pour le faire passer d’un titre populaire à un titre marquant de cette fin de décennie comme a pu le faire à mes yeux le studio en début de décennie avec la saga Fate et le remarquable Fate/Zero.

Classe, profond, touchant et amusant, tels seraient mes qualificatifs laudatifs pour une des meilleurs titres du genre en 2019.

+ : Nezuko, Tanjiro, les démons, l’émotion, les piliers, le visuel, la mise en scène, l’OST.

– : Classique malgré tout

Hype : 5/5

2 – Lord El-Melloi II Sei no Jikenbo: Rail Zeppelin Grace Note (Wakanim)

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Et comme la vie est bien « Fate » et qu’on vient d’évoquer la saga, le second titre que je veux évoquer pour cette saison d’été c’est bien Lord El-Melloi, ce spin-off dans l’univers du Fate originel mais en scène par Ufotable dans /Zero, /UBW et /Heaven Feel. Cette fois par contre c’est un autre studio qui s’en mêle : TROYCA, venant rejoindre le mouvement d’adaptation Fate où on retrouve désormais (A-1, Cloverworks, Ufotable, Shaft, Silver Link, Deen,…).

El-Melloi prend place pour sa part entre la guerre du Graal de Fate/Zero et celle de Night-UBW-Heaven-Feel, et ne porte justement pas le titre de Fate car n’implique à aucun moment directement la fameuse guerre pour le Graal et l’invocation des différents servants typique de l’univers. Non ici à la place on suit les aventures de Velvet Waver, ancien master d’Alexandre le Grand dans Fate/Zero et qui entretemps est devenu un membre important de l’académie de magie de Londres et le chef provision de la famille El-Melloi.

En suivant les intrigues et complots qui minent la société magique anglaise, on se prends au jeu et il se dégage une vraie ambiance du titre bien aidé par une qualité au rendez-vous visuellement et auditivement. Une des craintes initiales que j’avais était lié au côté épisodique des premiers épisodes mais toute la seconde partie de saison n’est qu’un unique gros complot lié justement au titre de l’anime et est venu gommer mes craintes en ajoutant un surplus d’enjeu et de complexité. C’est probablement le titre en lien avec l’univers Fate le plus plaisant que j’ai pu voir après ceux d’Ufotable dans la mesure où je l’ai trouvé bien construit, plutôt bien intégré à l’ensemble et relativement compréhensible même sans être un expert de l’univers à l’inverse par exemple d’Extra l’imbitable ou de l’inégal et mal construit Apocrypha….

+: l’ambiance, Grey, Velvet, les complots, ce n’est pas vraiment Fate, l’OST, les génériques

– : Un peu mou au début, ce n’est pas vraiment Fate

Hype : 4/5

3 – Carole and Tuesday (Netflix)

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Je pensais avoir beaucoup de choses à dire sur le dernier titre de Watanabe notamment lors de sa première partie haletante qui aboutissait sur le climax de mi-saison lord du grand concours de chant et l’opposition entre nos eux héroïnes au naturel et Angela programmée pour devenir la reine du show-biz. Mais au final et même si le titre garde tout du long ses qualités humaines, visuelles et artistique, la seconde partie est, je trouve, plus une succession de situations intéressantes et qui cherchent à questionner sur des questions actuelles qu’un vrai arc à enjeu, on y voit beaucoup de gens en difficultés ou perdus et qui vont chercher à se relever mais son pour autant transcender le titre que je voyais comme un potentiel titre marquant de la décennie et qui se contentera de n’être « que » un titre marquant de l’année 2019 pour moi.

+ : L’ambiance, les décors, les personnages, les musiques, plein de bons sentiments

– : Manque de rythme/enjeu dans la seconde partie.

Hype : 4/5

4 – Symphogear XV (Crunchyroll) :

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Ces dernières années j’ai déjà parlé en long, en large et en travers de Symphogear au fil des saison alors je ne vais pas revenir plus que ça dessus. J’avais adoré la première saison et la seconde, beaucoup aimé la troisième même si ça partait un peu en couille au niveau du plot de moins point de vue, bien que le plot dans Symphogear ça ne reste finalement que secondaire et j’avais plutôt détesté la saison quatre sans arriver à vraiment me l’expliquer.

La série revenait donc avec une cinquième saison annoncée comme finale et effectivement c’est ainsi qu’elle s’est déroulée avec un énième combat épique entre nos héroïnes et leur opposant et pour finir contre une divinité. Est-ce que c’était n’importe quoi ? Oui bien sûr. Est-ce que c’était cool ? Sans aucun doute. Est-ce que c’était badass as fuck ? Mais OUI et c’est ça qu’on aime je pense si on est encore là après quatre saisons.

La saison cinq c’est finalement un condensé de tout ce qu’on croise au cours du reste de l’œuvre avec une débauche de combats, d’animations craquées et d’effets sympas. XV c’est juste le bouquet final d’un très joli feu d’artifice :  ce n’est pas forcément très raffiné mais ça tire dans tous les sens avec beaucoup de bonnes intentions et on ne lui demandait pas grand-chose de plus.

+ : La plus belle saison de Symphogear visuellement, classe, Hibiki et Miku, c’est complètement craqué, les musiques, Carol.

– : C’est fini, Tsubasa, c’est complétement craqué, Noble Red.

Hype : 4/5

5 – Granbelm (Crunchyroll) :

Granbelm

Un titre que j’avais présenté en début de saison à la fois dans mon article mais aussi dans le podcast du comité de saison. Titre original porté par le studio Nexus et un staff plutôt intéressant, le titre mélangeait diverses influences comme Fate (combat avec invocation pour un pouvoir suprême), des titres de magical girls (seules des adolescentes magiciennes combattent) et des titres méchas (les invocations sont des méchas et on a beaucoup de références à Gundam sur la fin notamment).

Dans un premier temps on assiste à cette guerre du Granbelm du point de vue d’une néophyte, Mangetsu, qui se retrouve à participer à ce grand battle-royal mécanisé en vue de devenir la magicienne suprême, ce qui finalement ne l’intéresse pas. Elle va néanmoins continuer de se battre pour aider une autre participante qui devient son amie : Shingetsu. Si la première partie semble assez tranquille et plutôt bienveillante malgré le cadre de conflit, le titre prend toute son ampleur dans sa seconde moitié. Sans trop spoiler on peut dire qu’il devient alors beaucoup plus cruel et sans pitié envers ses personnages et le titre monte progressivement dans les tours en enchainant les combats de plus en plus craqués mais aussi les révélations et autres complots pour aboutir à un combat final et une conclusion que je considère très réussis même si visiblement les retours sur la série sont plus contrastés que ce que je pensais.

Même la partie sur les méchas est quand même plutôt sympa à suivre du point de vue des combats même si je sais que le design de ces derniers divise lui aussi même si dans le même temps il permet une mise en scène qu’un design plus fouillé n’aurait pas autorisé pour un titre de cette envergure.

+ : Les combats notamment dans la seconde partie, le drama, attachant, le final

– : On sent le côté mix de titre à succès, le début moins prenant, un peu court.

Hype : 4/5

6 – Mobile Suit Gundam: The Origin – Advent of the Red Comet (Crunchyroll)

gundam

Là encore un titre dont j’ai déjà eu l’occasion de parler et sur lequel je ne vais pas revenir trop longuement. Il s’agit en effet d’un simple redécoupage de la série d’OAV du même nom comme cela avait pu être fait pour Unicorn déjà par exemple (ou Yamato, Broken Blade, le remake de Gineiden…)

Gundam The Origin se place donc au tout début de la trame principale de l’univers Gundam, l’Universal Century (https://lololeboiteux.wordpress.com/2015/02/27/anime-gundam-partie-i-universal-century/) et met en scène les évolutions politiques et personnelles qui se sont déroulées pendant les 11 ans précédant la guerre la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité dans cette trame temporelle. La majeure partie du titre est ainsi consacrée à un des personnages les plus emblématiques de l’histoire de l’animation : Char Aznable ainsi qu’à la famille régnante du duché de Zéon, la famille Zabi. Un indispensable pour qui s’intéresserait au background de cet univers.

+ : L’univers, le charisme de tous les personnages, les intrigues géopolitiques, la bataille de Loum

– : Manque d’action dans la première partie, moins intéressant pris tout seul.

Hype : 4/5

7 – Dumbbell Nan-Kilo Moteru? (ADN)

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Ma meilleure comédie de la saison, c’est très con mais à la fois divertissant et instructif. On se retrouve à suivre Hibiki dont l’ambition est de…draguer les beaux mecs et qui va se retrouver inscrite dans un club de musculation où elle va être prise en charge par Machio, un jeune coach sympathique mais qui passe sont temps à déchirer ses fringues en gonflant sa musculature de malade. Une fois sur place, Hibiki va sympathiser avec une maniaque des muscles et être rejointe par sa meilleure amie boxeuse, une rivale russe mais aussi par sa prof aka une célèbre cosplayeuse qui essaye de le cacher.

L’ensemble de la série ne va donc plus être qu’une longue succession de moment drôle et autres situations loufoque, le tout entrecoupé de moment très sérieux dès que ça concerne la musculation et l’alimentation. En effet le titre cherche à bien expliquer chaque exercice et pratique conseillées en mettant l’accent sur ce qu’il faut faire mais surtout ne PAS faire afin de ne pas se blesser où d’obtenir l’effet inverse à celui souhaité.

Le thème peut paraitre étrange mais n’hésitez pas à lui donner sa chance si vous cherchez un titre pour passer un bon moment sans vous prendre la tête. Mention spéciale aussi aux génériques hyper-entrainant du titre et au bon travail du studio Doga Kobo qui vient se racheter à mes yeux après plusieurs titres douteux l’année précédente.

+ : La bonne humeur, les personnages, le sérieux sur la partie sport, les situations loufoques

– : Un peu basique, le fanservice sur la partie sport

Hype: 4/5

8 – Fruit Basket (ADN et Wakanim)

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Fin de la première partie de l’adaptation de ce titre shojo phare de la fin des années 90 et de la première moitié des années 2000, et c’est avec une certaine émotion que je peux dire d’ores et déjà que je trouve que cette seconde adaptation d’un des premiers manga papier que j’ai pu lire est de très bonne facture.

Certes celle-ci n’a rien d’exceptionnel notamment d’un point de vue visuel même pour un titre typé shojo et d’autre ont su faire mieux sur le sujet ces dernières années, néanmoins l’anime arrive à retranscrire et de manière juste et soignée les nombreuses émotions de ce titre dont la caractéristique est de faire intervenir un grand nombre de personnages ayant chacun leur histoire douloureuse (qu’il s’agisse des membres de la famille Soma mais aussi des proches de Toru). En bref un grand moment de nostalgie et d’émotion, je redécouvre même des pans entiers de l’histoire que j’avais oublié…comme par exemple tout l’épisode autour de la petite Kisa.

+ : L’ambiance, la nostalgie, les émotions, les personnages

– : Un peu niais, pas d’action.

Hype : 4/5

9 – Machikado Mazoku (/ )

shamiko

Un titre très amusant que j’ai commencé sur le tard suite à un gros forcing d’une personne qui se reconnaitra en relisant ces lignes. Dans cet anime on suit donc les aventures du quotidien de Shamiko, héritière d’une famille de démons qui se sont retrouvé maudits et dont une des composantes de cette malédiction est qu’ils doivent vivre avec 400$ par mois… Après avoir vu des cornes lui pousser (et continuer à aller à l’école comme si de rien n’était), Shamiko se voit confier une mission par son ancêtre Lilith : lever le sceau à l’aide du sang d’une magical girl. Le hasard fait bien les choses, il y en a un justement dans l’établissement de Shamiko…sauf qu’elle est cent fois plus forte qu’elle. Pire, au fil du temps, elles vont même se rapprocher pour donner un titre aussi bon enfant que drôle.

Vous l’aurez compris, le plot n’est là que pour ajouter une multitude de situations loufoques et rocambolesques au quotidien classique de deux adolescentes.

+ : Frais, bon enfant, amusant

– : pas d’enjeux

Hype : 3/5

10 – Kanata no Astra (/ )

Kanata

Une des très bonnes surprises de ma saison dans la mesure où je n’en attendais rien de particulier. Dans cette adaptation du studio Lerche, on suivait les aventures de Kanata et d’un groupe de lycéen propulsés à l’autre bout de la galaxie à cause d’un vortex inconnu. Sur place, la chance fait qu’ils tombent sur un vaisseau en état de marche qu’ils baptisent Astra. Commence alors un périple entre les astres pour tenter de renter chez eux tout en parvenant à se ravitailler. Mais…et s’ils n’étaient pas arrivé ici par hasard ?

Si le déroulé initial du titre est assez classique dans son déroulement, la force de Kanata no Astra est sa manière plutôt habile de mettre en place des enjeux plus profonds et importants au cours de son déroulé. Sur le plan technique sinon, c’est propre mais rien de foufou, d’autant que le visuel est partiellement gâché par un jeu de cadrage curieux qui n’apporte rien.

+ : L’intrigue, l’exploration

– : Le rendu graphique, un peu rapide

Hype : 3/5

11 – Danmachi 2 (Wakanim)

danmachi

Le retour des aventures de Bell Cranel après une première saison et un film que j’avais beaucoup apprécié et un spin-off un peu moins.  Je dois avouer que j’étais même surpris de prendre autant de plaisir à revenir à Orario, peut-être un effet indirect de l’overdose d’isekai qui me font plus apprécier un univers fantasy plus conventionnel.

L’intérêt de cette saison réside à mon sens dans le début du vrai développement d’une Familia autour de Bell et Hestia qui n’étaient qu’un simple binôme et c’est l’agressivité d’Apollon couplée à la bienveillance de Bell qui va agglomérer un premier noyau autour d’eux. La seconde partie sur Ishtar contribue elle aussi à focaliser toute l’attention sur Bell et l’intérêt qu’on lui porte. La plus grosse erreur de la série (en considérant que je ne lis pas le support d’origine) est de ne pas avoir stoppé à la fin de cet arc et d’avoir enchainé avec quelques épisodes bancals qui n’apportaient rien d’autre que de la frustration et de l’ennui.

Pour ce qui est plus du côté technique, j’aurai tendance à dire qu’on s’en sort avec les honneurs considérant qu’il s’agit d’une production JC Staff.

+ : de vrais moments de bravoure, un bon casting, « Eiyuu Ganbou »

– : le rythme général, peu de surprise

Hype : 3/5

12 – Araburu Kisetsu no Otome-domo yo. (/)

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Un titre que nous avions unanimement salué lors du comité des saisons et que j’appréciais beaucoup pour son approche « réaliste » et moins idéalisée des relations sentimentales des lycéens japonais. Même si j’aimais bien les personnages et que le visuel était plutôt alléchant, j’ai fini par perdre le fil au cours des épisodes, peut-être à cause d’un rythme pas toujours optimal et la présence de certains thématiques que je trouvais mal dosées voire incongrues dans le titre. Ça reste malgré tout un bon titre que j’essaierai de finir à l’occasion.

+ : Une version plus réaliste de l’adolescence, des personnages intéressants

– : d’autres moins, le rythme

Hype : 3/5

13 – Cop Craft (Wakanim)

cop craft

Dernière série de la liste que je vais plutôt recommander avant le trio de la mort de Wakanim. Cop Craft pourrait s’apparenter à ce que certains désignent par reverse-isekai, on se retrouve en effet avec notre monde connecté à un monde fantastique à la manière d’un Gate. Ce titre se déroule bien après la connexion entre les mondes et se focalise sur la gestion de la ville frontière du côté humain où les deux peuples peuvent parfois se mélanger. Dans cette ville notre héros, l’inspecteur Matoba doit alors faire équipe avec une envoyée de la justice de l’autre monde aux méthodes plutôt radicale. Ensemble ils vont tenter de déjouer les complots qui se tissent entre les deux univers, aussi bien dans un but crapuleux que politique.

J’ai personnellement trouvé le titre plutôt intéressant avec une bonne dynamique de duo et des enjeux souvent bien travaillés et prenant. La série aurait même pu être excellente si elle n’avait pas été autant grevée par les problèmes évident de production et une animation faible voire inexistante par moment (simple déplacement de sprites dans certains plans…).

+ : Le duo principal, les affaires traitées

– : la production décédée, l’épisode du chat

Hype : 3/5

14 – Maou-sama, Retry ! (Wakanim)

Un isekai peu ambitieux où le héros se retrouve enfermé dans un univers proche du jeu qui devait fermer à la manière d’un Overlord. Il se réclame d’ailleurs d’être un seigneur démon, mais son premier acte est de sauver la petite Aku du sort terrible que lui inflige son village.

Il va alors enchainer les rencontres avec des gens important et tenter de gagner en influence tout en s’occupant de sa protégée tel un père. La première partie est moyenne mais on s’attache un peu à Aku ce qui sauve l’ensemble, mais la seconde partie est assez insipide, plate et vide d’enjeu tout en étant servie par une technique de qualité inférieure. Au palmarès on peut ajouter quelques personnages inutiles n’étant visiblement là que pour sortir des répliques perverses à la manière d’une Darkness de Konosuba mais avec encore moins d’humour et de finesse.

+ : Aku

– : La technique faible, les enjeux inexistants, les clichés partout mais pas drôle

Hype : 1/5

15 – Tsuujou Kougeki ga Zentai Kougeki de Ni-kai Kougeki no Okaasan wa Suki Desu ka ? (Wakanim)

Et si pour te réconcilier avec ta mère tu participais à un isekai gouvernemental où un cheateur s’amuse à tout casser ? Et si ta mère était finalement le héros qui tu rêvais d’être en étant cool avec tout le monde et en roulant sur toute opposition ?

En vrai ? Ça aurait presque pu être sympathique si ça avait été mieux traité, mais là il n’y a pas grand-chose à sauver tant on enchaine la médiocrité et le mauvais gout à intervalle régulier. Faire sourire et même rire, ça peut paraitre facile mais juste faire n’importe quoi ne marche pas forcement…et ce titre est là pour nous le rappeler.

+ : Nanar complet.

– : Plein de mauvais gout, tous les aspects sont ratés.

Hype : 0/5

16 – Arifureta (Wakanim)

Et voilà notre grand gagnant, qui a en plus une saison deux d’annoncée, oui madame. Arifureta c’est un isekai avec visiblement toute une classe transportée dans un monde de fantasy et dans lequel Hajime va se retrouver isolé, blessé et va trouver le moyen de devenir craqué complet en mangeant des monstres… Au fond du donjon il fait la rencontre de Yue la vampire qui devient sa partenaire et ils vont poursuivre leurs aventures et rencontrer d’autres personnages.

Franchement là encore il n’y a pas grand-chose qui va, l’histoire est terriblement mal amenée, on a du mal à suivre les enjeux. La technique est là encore peu réussie notamment la 3D qui est infâme il faut bien l’avouer et les personnages c’est parfois la grosse purge. Autant la lapine était déjà limite avec ses réflexions déplacées toutes les trente secondes…mais la dragonne et sa scène d’introduction franchement c’était bien ma pire scène de la saison tout entière et peut-être de l’année tellement c’était cringe. Y a bien quelques passages qui laissent entrevoir un certain potentiel parfois mais c’est comme tenter de maintenir une bougie en plein blizzard…la lueur disparait aussi vite qu’elle est apparue, gommée par la lourdeur et la beauferie.

+ : Yue et Miyu

– : Tout le reste

Hype : 0/5

Et voilà qui conclu ce déjà trop long bilan de saison alors que je réalise que je n’ai pas mis par écrit la moitié de ce que j’aurai voulu dire, tu m’étonnes que certains préfèrent parler qu’écrire pour donner leur avis.

Ne commençant mon nouvel emploi que dans trois semaines, je vais essayer de préparer aussi la preview de la saison d’automne sans rien promettre, mais d’ores et déjà je peux vous dire de mater Chihayafuru et Babylon (pas le Fate, même si vous pouvez le mater aussi vu