Et on enchaine (enfin on essaie) pendant que la motivation est encore vaguement au rendez-vous (et qu’on n’est pas encore en train de digérer/cuver les repas de fêtes. Aujourd’hui au programme le plus gros morceau de mon bilan annuel, le bilan anime avec des titres de saison et même des bonus avec des titres plus anciens.

Avant tout chose je dois dire qu’à nouveau cette année fut pour ma part très riche, sachant qu’au total on doit avoir cumulé largement dans les 240 sorties sur l’année (à rythme d’une soixantaine par saison en moyenne je ne dois pas être loin du vrai nombre), pour ma part j’ai plus ou moins regardé ou essayé de regarder le tiers de ce total avec environ 80 titres de saison ( environ 20 par saison) auquel s’ajoute quasiment une vingtaine de hors-saisons et films pour un total de 97 nouvelles entrées dans mon animelist soit le même score qu’en 2015 et 2014 pour l’anecdote. S’il est vrai que dans les 200+ titres sortis, il y a de nombreux ratés à divers niveaux, mon impression globale reste malgré tout une année de grande qualité dans presque tous les genres avec pas mal de perles de la part de plusieurs studios, parfois attendus, parfois plus surprenants : tout ça pour dire que ce n’est pas encore cette année que je vais me lasser de l’animation japonaise. Pour avoir mon opinion sur la totalité de mes titres de l’année je vous invite à regarder mes bilans saisonniers réguliers qui sont plus complet que ce bilan annuel. Certains d’entre eux bénéficient même d’avis encore plus détaillés de ma part à cette adresse : http://nekotsuki-studio.com/Blog/forum/anime-agora/

La tâche fut donc rude mais voilà la liste des dix titres de 2017 qui m’auront laissé la plus forte impression :

10 – Le pari gagnant : Houseki no Kuni (l’Ere des Cristaux)

Saison : Automne

Studio : Orange

Diffuseur Fr : ADN

Support Original : Manga (Glénat)

On commence donc cette liste par le remarquable et si particulier anime adaptant l’œuvre de la mangaka Haruko Ishikawa qui est en plus le premier anime assumé entièrement par le studio Orange habituellement plutôt à l’œuvre en complément d’autres studio pour les parties 3D.

On a affaire ici à une œuvre atypique à la fois sur le fond avec les aventures de ces être cristallins asexués et reprenant des vraies propriétés cristallographiques des pierres précieuses dont ils sont inspirés et issus et qui luttent contre les assauts répétés d’un peuple étrange et éthéré qui réside à la surface de la Lune. Mais aussi sur la forme avec un anime dont les personnages sont entièrement modélisés et animés en 3D avec un résultat inespéré quand on pense aux nombreux massacres livrés ces dernières années dans le sujet et même si ce studio en particulier avait déjà de sérieuses références dans le domaine. Le rendu 3D est en outre couplé avec un superbe travail artistique de composition des décors à la fois sobres et colorés et une bande sonore qui participe elle aussi à l’ambiance particulière du titre.

Si l’anime ne va au final pas aussi loin qu’on pourrait l’espérer avec seulement 12 épisodes et que je n’ai pas encore vu ses résultats commerciaux direct, je sais déjà qu’il a entrainé une très large augmentation des ventes de son support original au Japon ce qui est très positif pour la série dans son ensemble. J’ai d’ailleurs moi-même commencé le manga suite à la diffusion de l’anime, et je sais que je ne suis pas le seul dans ce cas.

9 – Le requiem des fées : SukaSuka (Shūmatsu nani shitemasu ka? Isogashii desu ka? Sukutte moratte ii desu ka?)

Saison : Printemps

Studio : Satelight et C2C

Diffuseur Fr : Crunchyroll

Support Original : Light Novel

En enchaine avec un titre dont la présence surprendra peut-être les quelques lecteurs de cet article mais si le titre n’est pas forcement aussi ambitieux que d’autres de la liste, il s’agit pourtant d’un titre qui a su toucher le cœur d’artichaut que je suis.

SukaSuka c’est en effet avant tout une histoire d’amour dans un univers d’heroic-fantasy post-apocalyptique, une histoire d’amour entre Willem le dernier humain vivant, ancien héros de guerre diminué et qui a tout perdu dans un lointain passé avant de se voir réveillé dans le présent, et Chtolly : une fée, les seules capables de manier des armes antiques et puissantes et qui sont appelées à mourir jeune en luttant contre les terribles monstres qui menacent les îles célestes où vivent les survivant du cataclysme.

Willem va avoir pour tâche d’encadrer les petites fées et va faire son possible pour les rendre heureuses malgré le destin terrible qui les attend et va en particulier tout faire pour tenter d’infléchir celui de Chtolly malgré les difficultés. Le titre sait être poignant à plusieurs moments et dispose d’une vraie fin (chose assez rare en douze épisode), fin d’une grande qualité qui aura du mal à laisser insensible les personnes comme moi.

Un titre qui sait se jouer e nous en alternant espoir et désespoir jusqu’à sa conclusion.

8 – L’isolé : Gundam IBO

Saison : Automne 15-Hiver 16 puis Automne 16- Hiver 17

Studio : Sunrise

Diffuseur Fr : Crunchyroll et Wakanim

Support Original : Original

Alors oui, c’est un titre dont j’ai déjà eu l’occasion de parler l’année dernière mais dans la mesure où il s’est bien terminé en 2017 et qu’en plus cette année fut d’une pauvreté abyssale en titre de mécha et de titres spatiaux, je me permets d’y revenir.

En effet, malgré quelques craintes, le titre d’une cinquantaine d’épisodes a réussi à rester intéressant jusqu’à sa conclusion en livrant une copie de grande qualité qui a propulsé cet énième volet de cette vénérable saga qui frôle désormais les 40 ans dans mon top 5 des titres composant cette même saga.

Intrigue politiques, combat et batailles épiques, drames multiples et morts récurrentes, tous les éléments que j’apprécie dans ce genre de série était au rendez-vous et au risque de ma répéter : Gundam IBO est actuellement une des meilleures portes d’entrée de toute la saga pour quelqu’un qui souhaiterait s’y mettre.

En bonus outre une maitrise technique notamment pour ce qui est des méchas et que plus aucun autre studio n’est en mesure d’atteindre à en juger par ces dernières années, le titre dispose d’une bonne bande son et surtout d’une collection d’opening et d’ending de qualité comme souvent dans la série (j’y ai d’ailleurs consacré un article dédié sur ce blog : https://lololeboiteux.wordpress.com/2017/02/06/animemusique-mon-best-of-gundam-oped/).

7 – L’intriguant : Acca 13

Saison : Hiver

Studio : Madhouse

Diffuseur Fr : Wakanim

Support Original : Manga

Une de mes grosses surprises de l’année, adaptation complète par Madhouse d’un manga de Natsume Ono entièrement tourné autour d’un complot politique dans une monarchie fédérale fictive. Après une révolution par le passé, le royaume de Dowa composé de 13 états autonome, est placé sous la supervision d’une organisation étatique géante : ACCA. Depuis le pays prospère et vit en pays et on suit ici les voyages de Jean Otus, membre important du comité de contrôle de ACCA dans les différentes administrations du pays à la recherche d’éventuel problème et malversation.  

Malgré son aspect placide, Jean est un observateur compétent et à qui aucun détail n’échappe, reste qu’il va se retrouver impliqué au même titre que sa sœur et son meilleur ami dans un vaste complot qui parcoure le pays de part en part…

Arrivera-t-il à démêler les fils dans lesquels il se trouve pris entre famille royale, administration centrale de ACCA et volonté séparatiste de certains états ?

Le titre bénéficie d’une bande son jazzy de qualité, d’un scénario à la fois assez cours mais suffisamment détaillé et poussé pour surprendre jusqu’à la fin, de personnages charismatiques et d’une patte graphique originale.

Là encore mention spéciale pour l’excellent opening de la série qui est clairement un de mes favoris de la saison, si ce n’est mon favori.

6 – Le sportif atypique : Ballroom e Yokouso

Saison : Eté-Automne

Studio : Production IG

Diffuseur Fr : Amazon

Support Original : Manga

Et oui pour cette sixième place c’est bel et bien un anime sportif au programme et comme l’année dernière c’est un anime de production IG pour cette catégorie. Il s’agit en outre probablement du titre qui va me plus me manquer chaque semaine et du titre qui chaque semaine me faisait me dire : « merde c’est déjà fini ? Mais ça fait que dix minutes…à non. »

Ballroom e Yokouso est donc un titre sportif portant sur les compétitions de danse dite de salon, ici les danses dites standard donc : valse, valse viennoise, tango, quickstep et foxtrot. C’est dans ce monde inconnu que va plonger Tatara Fujita, lycéen un peu apathique à la recherche de sa vocation alors qu’il croise la route de sa camarade Shizuku qui se trouve elle déjà au top niveau de la discipline. Tatara va se révéler avoir pas mal de qualité pour la discipline et sous la supervision d’un jeune cador japonais, va progresser à grand pas au fil des épisodes et des rencontres dans le but de rattraper ses nouveaux camarades et se mesurer à eux.

Dynamique et prenant en plus d’être doté d’une vraie galerie de personnage charismatique, j’ai vraiment pris un grand plaisir à suivre ce titre dans une années qui aura été pas mal marqué par la danse au final si j’y ajoute les lectures d’En scène et du Chant des Souliers Rouges (dont je reparlerais dans le bilan manga #teasing). Définitivement l’animation japonaise est efficace pour faire naitre un certain intérêt de ma part envers des sports pas toujours mis en avant comme le Volley, le Patinage et maintenant la Danse.

5 – La dépression en couleur : Sangatsu no Lion

Saison : Automne 16-Hiver 17 et Automne 17-Hiver 18

Studio : Shaft

Diffuseur Fr : Wakanim

Support Original : Manga (Kana)

Encore un titre dont je parle souvent dans mes articles et sur les réseaux sociaux et dont je reparlerais d’ailleurs dans le bilan manga puisque le titre d’Umino Chica est pour moi une des toutes meilleures sorties de l’année.

Sangatsu no Lion c’est l’histoire du lycéen Kiriyama Rei, jeune prodige et joueur professionnel de Shogi à l’enfance difficile et entachée drame et pour qui le Shogi représente d’une certaine façon sa seule porte de sortie. Dans ce vaste océan de noirceur et de solitude où il s’est progressivement enfermé, c’est sa rencontre avec les trois sœurs Kawamoto, elles aussi touchées par les aléas de la vie mais pleines de bonne humeur de de vie, qui va servir de pont à Rei pour regagner progressivement la lumière.

Tout au long de l’œuvre on va suivre cet adolescent dans ses progrès pour s’ouvrir progressivement aux autres jusqu’à commencer à inverser la tendance, il va à son tour faire preuve d’initiative pour tendre la main vers les personnes de son entourage en difficulté comme d’autre ont pu le faire pour lui.

Un titre très touchant, rempli à la fois de bons sentiments et de noirceur qui peuvent renvoyer assez facilement à des évènements de notre propre vie tant le sujet est traité avec justesse et sans excès. L’adaptation très fidèle est d’une grande qualité visuelle et sonore et de nombreux effets très typés Shaft trouvent ici leur pleine mesure sans détoner avec l’ambiance du titre.

4 – La guerre au quotidien : Dans un Recoin de ce Monde

Saison : Automne 16-Hiver 17 et Automne 17-Hiver 18

Studio : MAPPA

Diffuseur Fr : Cinéma

Support Original : Manga (Kana)

Seul film de cette sélection finale de l’année même si j’ai beaucoup hésité à y ajouter aussi Silent Voice, dans un Recoin de ce Monde est l’adaptation du manga éponyme de Fumiyo Kono, publié chez Kana, par le réalisateur Nunao Katabuchi et le studio MAPPA. Un film qui a d’ailleurs rencontré de grande difficulté à se faire financer, le budget ne parvenant à être bouclé qu’avec la mobilisation de fans pour un montant de 300 000€ de financement participatif. Mais finalement si le pari fut difficile pour le staff, le résultat est vraiment de qualité, notamment primé à de nombreuses reprises par la critique notamment en recevant pas loin d’une dizaine de prix au Japon et en recevant même le prix du jury du festival d’animation d’Annecy en 2017.

Dans un Recoin de ce Monde c’est l’histoire de la jeune Suzu depuis son enfance durant les année trente dans le secteur d’Hiroshima jusqu’à son mariage dans les année quarante et son installation avec sa belle-famille dans les hauteurs de la ville de Kure, un des principaux ports militaires du Japon alors en guerre. Le film doté d’une très jolie esthétique, nous fait alors vivre le quotidien de cette jeune femme rêveuse et distraite dans un pays qui souffre de plus en plus au quotidien de cette guerre qui tourne en sa défaveur, d’abord des restrictions, puis des bombardement massifs de l’USAF de plus en plus fréquent…on alterne donc entre moment de vie, de joie et moment de douleurs et de détresse des différents personnages et ce jusqu’au terrible évènement qui marque la fin de la guerre pour eux lors du terrible mois d’aout 1945…

Touchant et bouleversant, faisant l’objet d’un travail de reconstitution minutieux des conditions de vie de cette époque trouble, le titre sait toutefois jusqu’au bout garder sa touche d’optimiste et transmettre sa volonté de continuer à vivre malgré les terribles épreuves endurées ce qui permet au film d’être bien plus supportable que peut l’être par exemple le Tombeau des Lucioles.

3 – Le blockbuster: Shingeki no Kyojin s2

Saison : Printemps

Studio : Wit Studio

Diffuseur Fr : Wakanim

Support Original : Manga (Pika)

Ai-je besoin encore de présenter Shingeki no Kyojin, ou l’Attaque des Titans en français ? Véritable phénomène à sa sortie en 2013 en France lors de la diffusion de cette adaptation par le studio Wit qui se fit un nom grâce à ce titre, le manga de Hajime Isayama continue de truster les sommets des ventes japonaise où il est solidement fixé à sa seconde place (derrière l’inamovible One Piece) et les ventes françaises sont elle aussi loin d’être ridicules.

 Après plusieurs années d’attente, cette année était donc celle du retour d’un série dont je comprenais de moins en moins l’enthousiasme que j’avais éprouvé à l’époque, en partie à force de lire des gens le critiquant probablement. Et bizarrement il n’a pas fallu longtemps pour que je me souvienne…car je suis retombé directement dans la hype. Difficile d’en parler en détail dans la mesure où il se passe beaucoup de chose qui relèvent du spoil et qui découlent de la première saison, mais j’ai trouvé cette seconde saison vraiment bien maitrisée et le choix judicieux de la couper en deux parties a permis d’éviter les grosses difficultés de productions rencontrées lors de la première saison.

Rythmé, puissant, plein d’émotions et de révélations, le tout appuyé par la puissante bande-son made in Sawano, le titre se positionne à nouveau tout en haut de mon ranking annuel et reste pour moi un des tous meilleurs titres grand public de la décennie.

2 – Le culturel : Le Rakugo ou la Vie

Saison : Hiver

Studio : Deen

Diffuseur Fr : ADN

Support Original : Manga

Hiver 2016 avait marqué pour moi le retour en grâce du studio Deen avec les deux excellents titres que sont Konosuba et Le Rakugo ou la Vie. L’hiver 2017 marquait donc le retour à nouveau des deux séries dont la seconde et dernière saison de ce dernier.

La première saison déjà d’une qualité rare de par son thème, son ambiance et ses relations fortes et complexes entre les personnages, n’était au final qu’un vaste flash-back relatant le passé de l’actuel maitre Yakumo et de sa relation avec son grand ami Sukeroku ainsi qu’avec la complexe Miyokishi. Cette histoire à la fois belle et tragique nous ramène donc dans cette seconde saison à la situation initiale du titre avec l’exubérant Yotaro qui devient le disciple du dernier vieux maitre du Rakugo. A nouveau on se retrouve avec un trio principal de personnage même si des liens différents les unissent par rapport à l’ancien trio, le troisième personnage étant Konatsu, la fille adoptive de Yakumo.

Cette seconde saison marque l’ascension progressive de Yotaro dans le milieu agonisant du Rakugo alors que les différentes zones d’ombres restantes sur les personnages se lève progressivement jusqu’à atteindre une magnifique conclusion à ce titre plein de poésie de d’humanité. Une grande œuvre reposant sur un art culturel typiquement japonais et peu connu dont on peut souligner à nouveau l’incroyable jeu des doubleurs qui livrent à nouveau une prestation qui marque les esprits.

1 – Le Bulldozer : Made in Abyss

Saison : Eté

Studio : Kinema Citrus

Diffuseur Fr : Wakanim

Support Original : Manga

L’anime phénomène de l’année dont beaucoup a déjà été dit depuis cet été. Décors magnifiques, musiques remarquables et univers aussi intriguant qu’oppressant. Véritable tour de force de Kinema Citrus qui a gagné là une notoriété inespérée, l’adaptation du manga de Tsukushi Akihito a été remarquablement menée de bout en bout ne faisant que s’améliorer, à une époque où de nombreux titre déclinent au fil des épisodes, pour culminer dans ce dernier double épisode qui fait partie des épisodes les plus marquants de l’année.

La plongée de Riko et du mystérieux Regu dans les profondeurs de l’Abysse se fait dans un décor aussi beau que dangereux avec des personnages marquant comme Ozen, Nanachi ou Meethi. Si le titre se termine malheureusement en pleine descente, le succès immédiat du titre s’en accompagné de l’annonce d’ores et déjà d’une seconde saison que j’attendrais avec impatience.

La limite que je m’impose des dix titres m’oblige à laisser de côté un certains nombres de titres que j’ai trouvé vraiment sympathique, j’en profite donc pour citer en vrac d’autres titres remarquables de cette belle année 2017 : Re:Creators avec son scénario audacieux et sa grosse OST, Tsuki Ga Kirei une des plus jolie romance de l’année, Princess Principal le titre d’espionnage et d’action savamment dosé, New Game s2 et son casting sympathique tout comme celui de Blend-S, la sublime adaptation par KyoAni de Silent Voice,  l’univers intriguant et graphiquement intéressant des Enfants de la Baleine, le duo de l’année dans Girl’s Last Tour et pour finir notre équipe de bras cassés de choc dans Konosuba s2.

Si dans cette vingtaine de titres vous ne trouvez rien d’intéressant, je pense qu’il est temps de tourner la page de l’animation du moins temporairement.

Si on s’intéresse à nos trois plateformes de diffusion d’anime principales (celle où je suis abonné), on peut dire que mon année a été largement placée sur le signe de Wakanim dont on retrouve un représentant à la tête de chacune des quatre saisons de l’année. Si j’ai regardé aussi beaucoup de titre sur Crunchyroll je dois avouer que la plupart m’ont beaucoup moins marqué, quant à ADN je trouve qu’ils ont passé une année difficile même s’il y eu du mieux en cette fin d’année. Quelques titres intéressants sont aussi tombés dans l’escarcelle de Netflix et Amazon qui ne sont toujours pas en mesure d’assurer une diffusion décente chez nous à l’heure actuelle (format, visibilité, qualité de traduction) et ça se ressent en général pas mal sur la visibilité en France des titres concernés.

Comme promis parlons rapidement de quelques titres plus anciens que j’ai eu l’occasion de voir cette année et qui m’ont marqué :

Le grand suspens : Perfect Blue

 

Année : 1997

Studio : Madhouse

Diffuseur Fr : ADN/Kaze

Support Original : Roman

Une grosse claque, je devais le regarder depuis longtemps et le ressortie du titre en format Blu-Ray chez Kaze fut l’occasion idéale. Il s’agit du premier film de Satoshi Kon que je regarde, ce réalisateur tant regretté par une large partie du public et je crois que j’ai enfin compris pourquoi car il s’agit d’un des films d’animation les plus prenants. La mise en scène ainsi que la réalisation technique du titre sont vraiment remarquables tout au long du film.

Perfect Blue c’est l’histoire de Mima, une des trois membres d’un groupe d’idols qui décide de quitter le groupe pour se lancer dans une nouvelle carrière d’actrice. Les débuts sont difficiles mais pire : elle semble être devenue la cible d’une personne qui lui en veut pour son départ du milieu de la chanson. Entre évènement violents et paranoïa croissante, comment Mima va-t-elle parvenir à se sortir de cette terrible situation ? Un titre oppressant et troublant.

L’émouvant : Honey and Clover

Année : 2005-2006

Studio : JC Staff

Diffuseur Fr : ADN (expiré)/ Kaze

Support Original : Manga (Kana)

Et oui il s’agit donc d’un second titre reposant sur une adaptation d’une œuvre de Chica Umino après Sangatsu no Lion. On retrouve dans ce titre de nombreuses qualités déjà décrite dans ce dernier, même si certains aspects sont à mon sens moins bien maitrisé et que la partie technique est nettement inférieur au travail de Shaft (ce qui ne veut pas pour autant dire qu’elle est mauvaise loin de là).

Honey and Clover c’est l’histoire d’un groupe d’ami qui sont tous étudiant dans une école d’art, on retrouve notamment la douce et timide Hagu, véritable génie de la peinture, Yuta l’élève en architecture, Morita sculpteur de génie excentrique ou encore Ayumi spécialiste de la poterie…

La liste est loin d’être exhaustive et c’est les relations amicales et amoureuse de tout ce petit monde qui vont être au cœur du titre, le tout sur fond de recherche de soi et de sa voie future. Un titre souvent drôle, parfois touchant et même triste qui se révèle bien plus profond que la plupart de romances actuelles notamment par son choix de personnages plus âgés.  

Spoiler : Je n’avoue ne pas avoir vu arriver la fin qui m’avait laissé un peu sur le cul.

L’aventure spatiale : Planètes

 

Année : 2003-2004

Studio : Sunrise

Diffuseur Fr : Beez

Support Original : Manga (Panini)

Un titre dont j’ai repoussé longtemps le visionnage, à tort rétrospectivement. Il s’agit d’un anime traitant du quotidien de la vie dans l’espace pour un futur encore relativement proche car ne reposant pas sur un gap technologique quelconque par rapport à notre société actuelle. Comme beaucoup de titres spatiaux, on retrouve ici le studio Sunrise à la manœuvre dans une décennie faste commercialement pour lui et à la réalisation Goro Taniguchi qui officia aussi sur Mugen no Ryvius dont je vais parler juste après mais aussi plus connu pour son travail sur Code Geass.

Planètes c’est donc l’histoire d’un groupe d’éboueurs de l’espace, dit comme ça c’est vrai que ça ne fait pas rêver. Déjà à l’heure actuelle, certaines zones de l’orbite terrestre sont de véritables décharges avec tout un tas de débris qui s’y déplacent et qui représentent un risque important pour tout appareil traversant ces zones, le pire est que la collision entre deux objets abandonnés entraine la création de toujours plus de débris. Même si le rôle de ces éboueurs est important structurellement dans Planètes, il s’agit de la division la moins en vue de toute la vaste compagnie à laquelle appartiennent nos héros Hachirota Hoshino et Ai Tanabe.

Le titre est remarquable sur plusieurs points :

  • Le travail poussé de documentation de de l’auteur du manga et de l’équipe de l’anime pour un rendu très réaliste de la vie dans l’espace et des opération techniques qu’ils doivent mettre en œuvre.
  • La diversité des thématiques traités avec soin : relations amoureuses, psychologie de la vie spatiale, géopolitique et politique mercantile mais aussi ambition pour la conquête de l’espace lointain.

Un titre touchant et soigné qui pourra plaire à un large spectre avec son panel de personnages qu’on apprend à aimer au fil du temps et qu’on fini par trouver touchants. Bonus : le titre se permet d’avoir quelques musique superbe dont le superbe Planètes de Hitomi Kuroishi ( la chanteuse des titres Stories ou Continued Stories de Code Geass).

La galère de l’espace : Mugen no Ryvius

Année : 1999-2000

Studio : Sunrise

Diffuseur Fr : Declic

Support Original : Original

Comme promis voici un autre titre du tandem Sunrise/Goro Taniguchi, le plus ancien des trois cités et probablement le moins bon mais pas le moins intriguant du lot cependant. Cette fois le titre se déroule dans un futur plus lointain (2225) un futur où l’homme accélère ses progrès spatiaux et colonie désormais tout le système solaire après qu’un terrible cataclysme solaire ait tué la moitié de la population terrestre et crée de gigantesques zones de plasma dans tout le système. C’est dans ce contexte qu’un vaste groupe d’étudiants va se retrouver pris au piège d’une vaste conspiration et vont devoir se débrouiller par eux-mêmes pour piloter le vaisseau révolutionnaire et secret qu’est le Ryvius.

Poursuivis par des forces militaires, minés par les divisions internes et les rivalités, c’est un terrible huis clos qui se profile pour eux.

Je ne vais pas m’étendre plus sur cette bonne surprise dans la mesure où j’en ai déjà fait un article complet plus tôt dans l’années : https://lololeboiteux.wordpress.com/2017/08/13/anime-mugen-no-ryvius-infinite-ryvius/

Le mélodieux : So Ra No Wo To

Année : 2010

Studio : A-1 Pictures

Diffuseur Fr : KZPlay (expiré)

Support Original : Original

Véritable coup de cœur sentimental de cette année auquel j’ai aussi déjà consacré un article donc j’irais assez vite : https://lololeboiteux.wordpress.com/2017/07/21/anime-so-ra-no-wo-to/

So Ra No Wo To c’est l’histoire d’un monde en partie dévasté et à nouveau au bord de la guerre, dans ce monde on suit une toute jeune recrue de l’armée, Kanata 15 ans, qui est assignée en garnison dans une petite ville reculé nommée Seize. Dans cette garnison ne se trouve que quelques soldats, tous de sexe féminin et dont la mission est de monter la garde et de remettre à neuf si possible un antique char de combat datant de la guerre qui ravagea une première fois le monde. C’est ce petit groupe de cinq filles qu’on va suivre tout au long du titre, entre relations amicales, lourds secrets et menace de guerre. C’est avant tout un titre très feel good et poétique malgré son contexte et qui  outre le fait d’être plutôt joli, se permet de bénéficier d’une très jolie bande son.

L’oublié : Broken Blade

Année : 2010 (Film)/ 2014 (TV)

Studio : Xebec/ Production IG

Diffuseur Fr : Crunchyroll

Support Original: Manga (DokiDoki, stoppée)

Et pour le tout dernier titre de cette longue liste, un anime de mécha ayant lui aussi beneficié de son article dédié : https://lololeboiteux.wordpress.com/2017/05/27/animemanga-broken-blade/

Basé sur un manga toujours en cours mais à l’histoire complexe du point de vue publication, l’anime de Broken Blade couvre toute la première partie de ce dernier d’abord dans un format film  puis réadapté pour la télévision à la manière des Yamato 2199 et 2202 ou de Gundam Unicorn. Ce titre fait partie d’une liste assez restreinte d’animes de méchas non-spatiaux et même de méchas magique dont un des plus connus est Escaflowne et le plus récent est Knight and Magic du studio 8bits sorti cette année et diffusée sur Wakanim. Break Blade nous plonge en plein conflit entre nation pour la maitrise de ressources vitales, conflits qui va déchirer familles et amis au cours de son déroulement alors que les forces de la puissante fédération d’Athènes déferle sur le petit royaume de Krishna. C’est là que le héros Rygart, un des rare humain désormais dépourvu de toute capacité magique, va se retrouver aux commandes d’une relique des guerre lointaines, un mécha technologique que paradoxalement son incapacité lui donne les moyens de piloter. Il va alors devoir s’opposer à un de ses ami : Vess pour protéger deux autres de ses amis que sont Hodr et Sigyn, le roi et la reine de Krishna. Pour tout arranger Rygart, Sigyn et Hodr forment un triangle amoureux complexe qui ne participe pas à rendre la situation plus simple.

Le titre est vraiment bien réalisé et dispose en plus dans sa version film de superbes morceaux chantés par Kokia comme Fate, Omoi ou Nageki no Oto. Au final un vrai bon titre de méchas dans un style différent des grands classiques et avec une galerie de personnages secondaires plutôt charismatiques.

Voilà qui cloture ce bilan annuel bien qu’il puisse rester de nombreuse chose à dire comme par exemple sur les meilleurs personnages de l’année (on y retrouverait probablement Nanachi, Mauve, Mikasa, Chtolly ou encore Yotaro et Chinatsu) les meilleurs OP comme celui d’ACCA, de SnK, de MiA, de Kakegurui ou de PriPri ou encore les meilleurs insert songs comme pour MiA, SukaSuka ou encore les Enfants de la Baleine.

C’est d’ailleurs avec cette dernière musique je vous souhaite un joyeux Noel.

Publicités