Et oui aujourd’hui c’est mon premier jour de vacances et entre deux moment de flemme et avant de prendre la route demain, j’ai décidé d’attaquer le « très original » bilan de fin d’année qui comme l’année dernière sera donc divisé en trois avec pour aujourd’hui la partie jeu-vidéo qui comme la partie manga, devrait être raisonnable en comparaison du gros morceau qu’est la partie anime. C’est donc parti pour la liste des dix (onze en fait techniquement) jeux qui m’ont le plus marqué cette année, quand je dis cette année c’est bien mon année de jeu et non pas l’année de publication du dit jeu, même si au final dans la liste la plupart des jeux sont bien datés de 2017 ou au pire de 2016…d’un autre côté je ne suis pas un grand retro-gamer.

A noter que cette année est marquée fortement par le chiffre 2, pas mal de suite et encore mieux : de bonnes suites !

10 – The Banner Saga 2

Type : Tactical RPG

Plateforme jouée : PC

Studio : Stoic

Et oui c’est cette année que j’ai décidé de me mettre à jour sur cette saga en bouclant le second volet que j’avais depuis un certain temps alors que ma partie sur le premier volet remontait déjà à un certain temps. J’ai d’ailleurs joué de malchance avec le cloud et écrasé par mégarde ma vieille sauvegarde avec un nouveau départ réalisé sur mon PC de bureau alors que ma partie principale avait été faite sur mon PC portable, enfin un vrai boulet.

Ayant déjà fait un article sur le jeu il y a peu de temps, je ne vais donc pas trop revenir dessus, juste pour dire que j’attends avec grande impatience le troisième et ultime volet de ce jeu du studio Stoic.

https://lololeboiteux.wordpress.com/2017/09/24/jeu-the-banner-saga/

Points Forts :

  • Des mécaniques tactical originales
  • L’univers nordique et l’ambiance du titre
  • Le style graphique 2D soigné
  • La bande son

Points faibles :

  • De petites maps de combat

9 –  Total War Warhammer I et II

Type : Stratégie temps réel/ Gestion tour par tour

Plateforme jouée : PC

Studio : Creative Assembly

Je ne suis pas toujours un fan inconditionnel de la série des Total War malgré ma grand accointance pour les jeux de gestion militaire, j’ai par exemple grandement poncé le volume Shogun 2 alors que j’avais moins joué à Napoléon Total War et encore moins à Empire. Le volet sur l’univers de Warhammer, que j’affectionne sans pour autant en être un expert, m’attirait depuis un certain temps même si la politique commerciale sur le titre avec des avalanches de DLC et un jeu divisé en trois m’avait passablement refroidi. C’est donc avec du retard en en exploitant les possibilités légales du net de réduire la facture que je me suis mis à ce Total War (j’en ai quand même pris pour bien 100-120€ en cumulé je pense malgré tout… même si j’ai déjà 140h de jeu cumulé dessus).

Le grand point fort du jeu est de pouvoir mettre en scène les diverses races de l’univers de Warhammer avec chacune des mécanique de jeu très différentes, certaines qui conviennent à mon caractère « romain »  (on construit de forteresses, on arrose avec des armes lourdes et on bloque avec de l’infanterie lourde) de la guerre comme les Nains, l’Empire et même Bretonnia, alors que j’ai bien plus de mal à m’exprimer avec des peuples comme les Vampires, les Skavens ou les Peaux-Vertes basées sur la masse, l’agressivité et le raid.

Un jeu malgré tout assez complet avec de nombreux aspects à gérer dont pour celui-ci un aspect RPG avec la progression et le maintien de nombreux héros dont les seigneurs contrôlant les différentes armées disposant d’un large éventail de compétences actives et passive à débloquer en fonction de son style de jeu.

Points Forts :

  • Des batailles épiques
  • Un grand nombre de factions
  • Le vieux monde
  • La grande campagne entre les deux jeux

Points faibles :

  • Le nouveau monde
  • La politique commerciale
  • Un peu longuet

8 – Tales of Berseria

Type : J-RPG

Plateforme jouée : PC

Studio : Bandai-Namco

Mon rapport avec la série des Tales of est à la fois fort et diffus : c’est une série dont j’ai adoré deux des trois autres volets auxquels j’ai joué notamment Symphonia quand j’étais plus jeune mais aussi Abyss que j’avais d’abord découvert avec le sympathique anime de Sunrise avant de jouer au portage 3DS, mais d’un autre côté n’étant pas joueur de console Sony, je suis passé à côté de pas mal de titres récents de la franchise comme Vesperia ou les deux Xillia. L’ouverture des jeux japonais vers le jeu PC via Steam m’a donc permis de remettre les pieds dans la franchise via le sympathique mais assez ennuyeux au final Zestiria.

Mon premier contact avec Berseria s’est fait au travers de quelques épisodes de l’anime de Zestiria réalisé par Ufotable (qui arrive à rendre Zestiria meilleur que ce qu’il n’est d’ailleurs). Par la suite j’ai trouvé le jeu vraiment sympathique bien que toujours aussi peu ambitieux techniquement : les combats sont parmi les meilleurs que j’ai fait dans la série et la mise en place du plot se fait de façon suffisamment atypique pour que je me laisse porter sans un sentiment de lassitude. En effet là où Zestiria était pénible avec son héros trop parfait, le fait d’incarner ici Velvet qui est vue par beaucoup comme une antagoniste est assez intéressante. Pour le reste j’ai déjà dédié un topic au jeu :

https://lololeboiteux.wordpress.com/2017/02/13/jeu-tales-of-berseria/

Vivement le prochain (et sur Switch cette fois)

Points Forts :

  • Dynamique
  • Un gameplay dans la continuité mais habilement revisité
  • Le casting de personnages

Points faibles :

  • Technologiquement faible

7 – Divinity Original Sin 2

Type : RPG Tour par Tour

Plateforme jouée : PC

Studio : Larian Studio

Lorsque Larian Studio avait sorti le premier Original Sin, j’y avait passé des heures, j’en avait chié comme pas possible au début avant de bien assimiler toutes les bases et c’est avec un grand plaisir que j’avais parcouru le jeu dans ses grandes largeurs pendant une bonne soixantaine d’heure au même moment où je n’arrivais pas à accrocher à Pillars of Eternity et son système de pause active plus foutoir pour le noob que je suis.

C’est donc avec enthousiaste que j’avais participé au Kickstarter de ce second volet de Original Sin qui a finalement pointé son nez cette année avec pas mal de changements par rapport au premier jeu. Plus long, plus riche, avec de multiples races jouables et un gameplay ajusté pour limiter les stratégies abusées mise au point par les joueurs sur le premier volet, le jeu avait tout pour me plaire. Et soyons honnête, le jeu m’a plus même si à nouveau j’ai bien galéré, toute la première partie notamment en vraiment très qualitative et riche avec toujours de nombreuses possibilités de parvenir à ses fins, c’est typiquement le jeu dont chaque partie sera un peu différente en fonction de vos choix, de l’ordre dans lequel vous choisissez de faire les choses et des stratagèmes que vous pouvez déployer pour esquiver certains passages.

Mon enthousiasme est un peu plus faible que sur le premier volet car j’ai trouvé toute la second partie longue, poussive et ennuyeuse, au point que je n’ai pas fini le jeu malgré mes 70 heures au compteur, peut-être reprendrais-je une partie complète avec la future version améliorée que nous avions déjà eu avec le premier volet.

Points Forts :

  • Richesse des maps et du gameplay
  • Une vraie influence sur pas mal de quêtes
  • Une des références du RPG occidental
  • Le mode coop

Points faibles :

  • Poussif par moment
  • Baisse de régime au fil de l’aventure

6 – Wolfenstein 2 : The New Colossus

https://youtu.be/H561RVqNy4s

Type : FPS

Plateforme jouée : PC

Studio : Machine Games

C’est le moment de glisser quelques mots sur un éditeur qui n’aura pas démérité ces derniers temps sans pour autant en être vraiment récompensé, je parle bien évidemment de Bethesda. A l’heure où on voit de plus en plus de bullshit sur pas mal de jeu notamment FPS en ligne (EA ou Activision en première ligne), Bethesda a réussi à sortir pas moins de trois jeux FPS solo acclamés par la critique en l’espace d’à peine plus d’un an et tous boudé par le public (Dishonored, Prey et Wolfenstein).

Pour ce qui est de ce dernier, j’avais déjà beaucoup apprécié le volet New Order qui marquait le retour de Blascowiz dans sa guerre contre les nazis, et cette fois des nazis qui auraient gagnés la guerre et auraient continué à développer des technologies avancées. Le programme du premier volet était déjà copieux avec la traque du Boucher, des combats sur la Lune, dans Berlin ou encore une évasion du camp de concentration de la très réussie et flippante Frau Engel. Le titre déjà bien déjanté était aussi marqué par un gameplay nerveux et réactif qui pouvait servir de vrai défouloir dans les modes les plus faciles et de vrai challenge dans les modes les plus extrêmes.

Et bien ce New Colossus c’est vraiment la suite directe qui repart de la dernière scène de New Order pour nous emmener cette fois vers l’Ouest et les Etats-Unis occupés par le IIIème Reich aidé de suprémassistes comme le KKK. Et ce nouveau volet c’est le premier…mais avec tout en encore plus fou, surnaturel et irrévérencieux et tout est assumé jusqu’au bout par le jeu.

Sous-marins nucléaire géant, frappe atomique, aéronef de combat géant, méchas divers et variés, Zone 52, système solaire : rien ne nous est épargné, le tout dans le fracas des balles et des grenades et des hectolitres de sang nazi. Certaines scènes me resteront assurément longtemps comme ce casting de film surréaliste, ou ce rêve de fou…ceux qui savent comprendrons.

En résumé un titre généreux mettant en scène la lutte à mort entre Frau Engel et Blasco le Barjo dans dix à quinze heures d’un titre de qualité. En tout cas ici on attend la suite avec impatience !

Points Forts :

  • Une ambiance de folie
  • Des nazis everywhere
  • Des scènes et des décors mémorables
  • Un gameplay plaisant et nerveux
  • Un humour omniprésent

Points faibles :

  • Le hub des missions un peu chiant
  • Le passé de Blasco

5 – Disgaea 5

Type : Tactical RPG

Plateforme jouée : Switch

Studio : Nippon Icchi Software

Disgaea, encore une série que je connais avec le portage DS du premier volet ainsi que l’anime déjanté de ce même opus…et c’était le seul d’ailleurs vu que les autres ne sont sortis que sur des consoles Sony. J’avais néanmoins un bon souvenir de ce tactical de l’infini, bourré de référence et d’humour potache ou tout était farmable à volonté au milieu d’un gameplay riche.

Quelle excellente idée n’a pas eu Nippon Ichi de ressortir son dernier opus PS4 sur Nintendo Switch au moment de son lancement, car profitant de l’appel d’air des bonne ventes de la console et du faible nombre de jeu disponible, le jeu s’est plutôt bien vendu en occident écrasant largement les ventes de la version PS4 sur ce marché et s’imposant comme le premier d’une longue de liste de jeu moins ambitieux qui ont rencontré leur public sur ce nouveau support (on ne compte plus les jeux indépendants qui annoncent avoir vendus plus de jeux sur Switch que sur tous els autres supports réunis).

Disgaea 5 est donc un tactical RPG riche en mécanique diverses et dont l’ambiance repose sur de nombreuses références typiquement japonaises à d’autres jeux, au manga et à l’animation. On y suit les aventures de Killia, Seraphina et tout un groupe de joyeux drilles pour lutter contre l’oppresseur qui tente de conquérir l’intégralité des mondes démoniaques. Comme souvent dans la série, les démons sont au final assez sympathique pendant que les anges sont de gros connards et l’humour reste le maitre mot du titre. Outre sa grande richesse, la grande force du titre est d’être agréable visuellement dans un style très simple qui en fait un des meilleurs compagnons de route de la console pour les déplacements car se prêtant à des sessions de jeu courtes tout en ne pompant que lentement la batterie : il est référencé par les sites spécialisés comme un des jeux avec la plus grande autonomie sur la console hybride de Nintendo.

Points Forts :

  • Une ambiance très otaku
  • Farmable à l’infini
  • Idéal pour le mode portable
  • Une gameplay riche
  • L’humour

Points faibles :

  • Une ambiance très otaku
  • Farmable à l’infini
  • Technologiquement peu avancé
  • L’histoire très classique

4 – Dishonored 2 :

Type : FPS/Infiltration

Plateforme jouée : PC

Studio : Arkane Studio

Et voilà un second Bethseda. On pourrait appliquer beaucoup de chose que je viens de dire sur Wolfenstein à Dishonored : j’avais trouvé le premier volet vraiment excellent et le second a réussi à me captiver encore plus (au point où cette fois je me suis fait chier à tout faire en vraie infiltration avec la fin « pacifique »). Si dans le premier volet on incarnait l’assassin Corvo Atavo en quête de vengeance pour la mort de l’impératrice et pour sauver la princesse Emily qui est aussi sa fille, cette fois le choix nous est laissé entrer incarner une fois de plus Corvo où bien sa fille l’impératrice. Le but est de lutter contre la mystérieuse tante d’Emily, revenue de la cité natale de Corvo : Karnaca, qui va chasser sa nièce du trône pour y instaurer sa tyrannie à l’aide de ses pouvoir magique. C’est donc aidé des pouvoir de l’outsider (ou pas d’ailleurs) que notre protagoniste va devoir se rendre dans la cité méridionale pour découvrir la vérité sur Delila et trouver son point faible avant de reprendre le trône de Serkonos.

Le jeu se distingue toujours autant par son gameplay léché et précis qui couplé à un level design de grande qualité, autorise le joueur à trouver différentes voix pour résoudre chaque chapitre qui va s’offrir à lui. La variété d’ennemi est plus grande que dans le premier volet et certains passages du jeu se permettent même d’introduire des mécaniques supplémentaires bien gérée. La nouvelle panoplie de pouvoir permet en outre à nouveau de jouer de manière très différente allant du boucher sanguinaire à l’ombre insaisissable.

Un titre qui ma parait incontournable pour n’importe quel amateur de jeu typé infiltration.

Points Forts :

  • L’ambiance et la cohérence de Karnaca
  • Une gameplay travaillé et précis
  • Un level design remarquable
  • Beaucoup de choses à tester

Points faibles :

  • Quelques faiblesses d’IA

2B – Nier Automata

Type : Action-RPG

Plateforme jouée : PC

Studio : Platinum Games

Alors là on entre dans de l’incroyablement lourd, un jeu qui aurait mérité le GOTY trois ans sur quatre mais qui a eu la malchance de sortir face à un jeu qui a ébranlé toute la scène du jeu-vidéo. Enfin je parle de malchance mais contrairement au jeu Bethesda, ici on est devant un jeu qui a reçu un accueil critique mais aussi commercial incroyable par rapport aux prévisions de ses créateurs et de son éditeur Square Enix.

Nier Automata est donc la suite du premier Nier (auquel je n’ai pas joué et du coup) par Yoko Taro qui est cette fois épaulé par le bien connu studio Platinum Game. Nier : Automata nous emporte donc dans un futur la Terre a été dévastée par un conflit : des aliens l’on envahit à grand renfort de robots pendant que les derniers humains fuyaient vers la Lune en confiant la tâche de lutter à des androïdes de combat. Androïdes de combat qui sont dirigés par la structure Yohra depuis l’orbite terrestre où se trouve leur base et dont font partie les deux protagonistes du titre : l’androïde de combat 2-B et l’androïde de reconnaissance 9-S. Votre tache principale est donc de lutter de d’éradiquer les forces mécaniques pullulant à la surface du globe. Si l’objectif est simple dans un premier temps, nos deux androïdes vont petit à petit faire le jour sur des vérités cachés le tout au court de deux grand arcs narratifs découpés chacun en deux phases bien distinctes.

D’un point de vue gameplay on peu le séparer en deux sous-catégories :

  • Les phases d’explorations et de combat à pied caractérisé par des combats à la fois à distance et au corps à corps mettant en application toutes les qualités de l’école Platinum basée sur la rapidité, les enchainements et l’art de l’esquive.
  • Les phases de shooter : elles-mêmes divisée en phase classique en mode mécha/chasseur ainsi que des phases de piratage informatique déstabilisantes au début mais assez plaisantes au final.

Le côté RPG est lui aussi très présent avec un réelle monté en niveau des armes mais aussi de l’équipement qui se traduit de façon habile par des ajouts de puces d’amélioration du système central des androïdes.

Bien que le gameplay soit qualitatif, il ne correspond pas vraiment à mes affinités et c’est bel et bien pour les deux autres grands points fort du titre que je suis resté scotché au jeu de bout en bout (enfin presque) : son histoire et sa bande son.

La première est remarquablement mise en scène tout au long du titre qui peut paraitre simpliste et cryptique dans sa première partie mais elle prend rapidement de l’ampleur pour monter en gamme tout du long et atteindre sa conclusion dans un ascension finale (thème pourtant récurrent dans les RPG) des plus épique qu’il n’ait été donné de faire. Le jeu comporte de plus un grand nombre de fins possibles donc beaucoup (26, de A à Z) sont vraiment habilement placées.

Pour ce qui est de la musique je ne sais même pas quoi dire tellement sa qualité pulvérise pour moi tout ce qui a été fait cette année avec pourtant des BO de grande qualité sur des titres comme Personna 5 ou Xenoblade 2…Je pense que la BO de Nier fait partie de mon top 3 ever pour ce qui concerne les jeux.

Je n’en dirais pas plus, beaucoup de gens parlent mieux que moi de ce jeu mais je le recommande très largement d’autant qu’il n’est pas si long que ça par rapport aux deux jeux suivants.

Points Forts :

  • L’histoire et la mise en scène
  • Une OST incroyable
  • Un gameplay dynamique et varié
  • Le casting de personnages

Points faibles :

  • Des environnements techniquement limités et ternes
  • Une petite baisse de régime vers le tiers du jeu
  • Un portage PC très correct mais perfectible

2A – Xenoblade Chronicles 2

https://www.youtube.com/watch?v=6tQDoCrQIek&feature=youtu.be

Type : J-RPG

Plateforme jouée : Switch

Studio : Monolith Software

Il y avait eu Xenoblade Chronicles que je n’attendais pas du tout et que j’avais vraiment apprécié comme rarement je n’avais apprécié un RPG japonais depuis Skies of Arcadia et Baten Kaitos et ce malgré la technique d’un Wii vieillissante. Puis il y a eu Xenoblade X que j’attendais beaucoup et que j’ai apprécié par de nombreux aspects mais déçu par d’autres…et enfin cette année c’était au tour de Xenoblade Chronicles 2, la suite spirituelle du titre Wii, autant dire que mes attentes étaient élevées…

Et j’ai eu peur, peur en lisant certains retours de la presse qui critiquaient vertement le jeu sur pas mal d’aspects…Et pourtant Xenoblade 2 est donc le jeu auquel j’ai joué cette année avec l’intensité la plus importante (en termes de temps de jeu concentré sur une courte période), c’est pas moins de 90h que j’y ai consacré depuis sa sortie le 1er Décembre pour le finir hier soir (du moins sa trame scénaristique car il me manque beaucoup de choses à faire).

Xenoblade 2 c’est l’histoire du monde l’Alrest, un monde couvert d’une épaisse mer de nuage où les humains résident sur la surface de vastes titans qui se déplacent à la différence du premier où ils étaient immobiles. Le thème de la mer du nuage est loin d’être original car déjà présent dans les deux RPG cultes déjà cités juste avant. Sur cette vaste mer on trouve le jeune Rex qui vit sur le dos d’un tout petit titan nommé Azurda. Rex est récupérateur, c’est-à-dire qu’il plonge sous la mer de nuage pour remonter des reliques technologiques très prisée en Alrest. Dans ce monde, outre les humains, on trouve aussi des Lames, créatures invoquées depuis un cristal-cœur par un humain compatible et qui permet ainsi à ce dernier de devenir un Pilote qui sont les combattant les plus puissants de ce monde. Rex va alors se retrouver malgré lui impliqué dans un complot de grande ampleur et devenir, au cours d’une mission, le pilote d’Homura une Lame particulièrement puissante et convoité.

Cette dernière a le même but que Rex : atteindre le sommet de l’arbre monde au centre d’Alrest pour y atteindre l’Elysium, objet d’espoir pour une humanité mourante pour Rex et lieu de ses origines pour Homura. Commence alors une longue quête pour la vérité pour nos héros, quête couplée avec une courses sans pitié pour atteindre Elysium et le fameux Architecte, dieu de ce monde.

Côté gameplay, on retrouve les bases des deux précédents Xenoblade avec de nouveaux ajouts qui si les débuts sont un peu mous, rendent le jeu très plaisant lors des combats d’autant que les possibilités de combinaisons de personnages sont immenses. Le jeu est incroyablement riche sur plein d’aspects, beaucoup d’endroits à découvrir, certains bien cachés, beaucoup de quêtes, là aussi bien cachées parfois et moins pénibles que dans les deux premiers Xenoblade.

Côté technique on sent que le jeu met à mal la petite Switch mais le résultat est tout à fait correct en mode TV, le mode portable nécessitant une certaine accommodation à cause de sa résolution souvent trop faible et souffrant de quelques ralentissements. A noter qu’en l’absence d’auto-save je conseille de sauvegarder régulièrement car j’ai expérimenté deux retour menu console durant ma partie (bon c’est un toutes les 45h sans jamais reboot le jeu c’est pas non plus incroyable).

Un dernier point fort du jeu réside dans sa bande son de qualité qui dispose de quelques belles cordes à son arc même si pas autant que Nier.

Pour finir, s’il est vrai qu’il s’agit du plus japonais des Xenoblade, je tiens à dire que je ne partage pas le procès en fan-service moe qui lui a été injustement fait, fanservice très peu présent au final sur l’ensemble du jeu et s’il est vrai que certains personnages (notamment annexes) peuvent avoir un design douteux, j’ai du mal à comprendre qu’on puisse reprocher à un Xenoblade d’avoir trop de cut-scènes et de cinématique alors qu’elles contribuent à donner un vraie personnalité au titre.

Pour finir sur les points qui fâchent, Monolith nous livre à nouveau une interface perfectible avec une map peu lisible et même en partie buggée, une absence de tuto écris et une gestion des lames anormalement laborieuse par moment.

Un dernier conseil : jouez-y avec les voix japonaises qui sont de bien meilleur qualité que le doublage anglais (c’était aussi valable pour Nier remarquez).

Points Forts :

  • Design d’Alrest
  • La seconde moitié de l’histoire
  • Le level-design de la plupart des maps
  • Des personnages attachants
  • Un gameplay original et au final assez profond
  • Ultragénéreux en contenu
  • L’OST

Points faibles :

  • La première moitié de l’histoire un peu molle
  • Le level design de quelques maps
  • Une version en mode portable largement perfectible
  • Une interface pas toujours optimale
  • Pas d’autosave

1 – Zelda Breath of the Wild

Type : Action-Aventure

Plateforme jouée : Switch

Studio : Nintendo

Faut-il vraiment encore parler de ce Zelda tant tout à été dit et redit tout au long de l’année sur ce hit qui a grandement contribué à la mise sur orbite de la Switch. Ça commence à faire un moment que je joue et des jeux qui arrivent à avoir un tel impact à la fois sur l’industrie elle-même, la presse et les joueurs, on les compte sur les doigts de la main (et des pieds peut-être éventuellement). A titre personnel je ne m’étais pas autant impliqué dans un Zelda depuis l’épisode Windwaker, le plus bas ayant été atteint pour moi avec Twilight Princess que j’avais laissé tomber dans une profonde indifférence (j’avais plutôt accroché au décrié Skyward car j’avais trouvé le gameplay gratifiant une fois maitrisé).

Pourtant ce BOTW n’est pas exempt de défaut : son histoire est rachitique, sa bande son est pauvre et ses donjons sont très courts…

Mais on est LIBRE… Une heure de tuto et après basta démerde-toi. On passe ainsi son temps à se perdre dans ce vaste Hyrule au design suffisamment incroyable pour qu’on ne finisse toujours pas tomber sur quelque chose d’intéressant sans cette sensation de gavage forcé que peut fournir un Elder Scroll par exemple. Le tout est couplé à une mécanique RPG bien plus poussée que la plupart du temps sur la série et un gameplay dynamique et efficace qui se montre aussi punitif que gratifiant d’autant qu’on découvre au fil tu temps de multiple façon de neutraliser ses ennemis…de la plus efficace à la plus drôle (dédicace à mon premier Hinox latté à coup de caisse métallique).

Le jeu bénéficie en plus d’une direction artistique remarquable au service d’un jeu parfaitement jouable aussi bien en mode portable qu’en mode TV.

Points Forts :

  • Le world design
  • Le gameplay
  • L’escalade et la pravoile !
  • Le moteur de jeu et toutes les utilisations prévues et imprévues qui en découlent
  • Quelques personnages touchants

Points faibles :

  • Une histoire en retrait
  • Des donjons faibles

Pour conclure une année avec beaucoup de jeux incroyables d’autant qu’il manque ici des hits de l’année que je n’ai pas fait comme Personna 5, Mario Odyssey, Horizon ou encore le dernier Assassin Creed qui rencontré un acceuil très chaleureux. Une année aussi marquée par une nouvelle grosse année de la PS4 et surtout le retour en grâce incroyable de Nintendo avec la Switch (tous les voyants sont au rouge comme disait l’autre).

Dans les mentions honorables je rajouterais le très bon nouveau titre de Klei Entertainement : Oxygen Not Included en jeu de gestion, la seconde mouture de l’excellent Endless Space d’ Amplitude Studio pour les 4x et finalement l’incroyable carton multijoueur de l’année : le redoutable PUBG de Bluehole (ça me stresse trop alors je n’y joue plus trop).

Publicités