La période des vacances étant un moment propice à l’avancement des visionnages d’animes hors saison, j’en profite pour partager avec vous certains des titres intéressants que j’ai pu voir comme les deux précédents So Ra No Wo To et Mugen no Ryvius et le probable suivant que sera Uchuten Kazoku. Le titre dont je voulais parler aujourd’hui se situe d’ailleurs chronologiquement entre les deux dernières cités approximativement puisqu’il a été diffusé lors de la saison d’automne 2006, saison qui comptait nombre de poids lourds bien connus : Death Note, Code Geass, D.Gray-Man, Black Lagoon (s2) ou encore Kanon. Le titre du jour est en comparaison bien moins ambitieux, Soukou no Strain est en effet un titre du studio Fantasia qui n’a pas vraiment fait d’anime notable et reconnu et comportant seulement 13 épisodes. Du côté du staff c’est un peu pareil, pour quelqu’un ne s’y connaissant guère, je n’ai pas retrouvé de nom me parlant vraiment en dehors de la présence de Aoki Ei (réalisateur de Fate/Zero, Aldnoah Zero et Re:Creators) à la direction de certains épisodes et au storyboard. Quand on cumule tout ça on peut se demander de manière légitime : mais comment suis-je tombé là-dessus ? Et bien comme pour Seikai Senki et Ryvius, en écumant les tréfonds de MAL dans la catégorie espace.

Soukou no Strain est donc à la base un titre de conflit spatial assez standard dans son contexte : dans un futur lointain, l’humanité s’est étendue largement de par la galaxie grâce au voyage supra-luminique. Des tensions vont alors rapidement voire le jour pour finalement aboutir sur une longue et couteuse lutte entre deux grands ensembles, un de ces guerres qui dure par-delà les générations sans vraiment rencontrer de réelle avancée autre que la mort de nombreux soldats année après année. D’un côté on trouve l’Union Militaire et de l’autre l’alliance Deague : autant le dire tout de suite, on n’a aucune idée de la réelle cause de la guerre ni des motivations des dirigeants des deux camps, de la même façon qu’on a quasiment aucune confrontation des valeurs de deux blocs pouvant nous aider à prendre parti, non là c’est juste une guerre telle que vécue au quotidien par quelques personnages. La grosse différence entre les deux factions réside dans leur choix technologique : l’Union utilise massivement des méchas de combats pilotés par des humains qu’il s’agisse des basiques « Gambee » à la fois peu puissants et peu manœuvrables, que des « Strain » (pour Strategic Armored Infantry) qui sont les machines d’élites de l’armée et piloté par un système complexe impliquant la création d’un « Mimic » : une machine utilisant des cellules neuronales du futur pilote prélevées avant la naissance de celui-ci. Les pilotes de de Strain, appelés Reasoners, sont donc programmés à le devenir dès leur naissance et la destruction du Mimic les rend inapte au service définitivement.

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Du côté de Deague on est au final bien plus pragmatique de ce côté-là (de mon point de vue) et on a recourt massivement à des automates de combat certes plus faibles mais produits en nombre impressionnant, ils portent d’ailleurs un nom fort à propos : Tumors.

Le déroulement de la série suit un personnage en particulier : la jeune Sara Werec, fille d’une famille de bonne réputation mais qui n’a actuellement plus que son frère comme seule famille. Frère qui s’engage dans l’armée à son tour et dont les états de services sont absolument irréprochables. Mais Ralph fini par être envoyé alors qu’elle a onze ans dans une mission secrète à très longue distance…distance telle qu’en prenant en compte la distorsion temporelle engendrée par la voyage supra-luminique, il s’écoulera 130 ans pour le monde extérieur avant son retour. Consciente qu’elle ne reverra jamais son frère dans des circonstances normales, Sara décide à son tour de devenir une Reasoner, chose dans laquelle elle va à son tour exceller comme son frère durant sa formation à l’académie.

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C’est alors que tout va basculer pour elle lors de sa seizième année, la planète où elle se trouve va être attaqué par les forces de Deague lors d’un assaut surprise alors qu’elle n’est ni une cible prioritaire ni placé à un emplacement stratégique. Alors que les Tumors déferlent sur l’école semant la mort et la destruction, Sara et plusieurs de ses amis les plus proches parviennent à décoller avec leur Strain mais ils sont presque aussitôt attaqué par un Strain d’élite présent dans les forces de Deague…alors qu’il s’agit d’une arme exclusive à l’Union. Finalement ils sont tous abattus et Sara parvient à suivre le pilote ennemi jusqu’à un labo secret d’où il enlève une fille en stase. Et Sara reconnait alors en la personne face à elle son frère, qui est donc passé dans le camp ennemi alors qu’il n’aurait dû être de retour que dans 125 ans. Ralph prend alors la fuite une fois son colis récupéré laissant la sœur avec le cadavre de ses amis, la destruction de son mimic et la honte d’être la sœur du pire traitre de l’Union.

On retrouve alors quelques temps plus tard la même Sara dont la personnalité s’est beaucoup repliée sur elle-même et qui s’entraine au pilotage de Gambee maintenant qu’elle est inapte au contrôle d’un Strain, le tout sous le faux nom de Sara Cruz. Son objectif : parvenir à retrouver son traitre de frère pour comprendre comment il a pu en arriver à de telles extrémités. A partir de là se déroule la majeure partie de l’anime, à bord du vaisseau d’entrainement des forces de l’Union qui va rapidement se trouver plongé malgré lui dans le conflit alors que Sara aura du mal à trouver sa place à bord…

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Au final le déroulement nous donne de réponse sur l’origine de la trahison de Ralph mais aussi sur l’origine de la technologie des Strains dans un déroulement marqué par la mort de nombreux personnages et toute l’expression de la bêtise de la cruauté humaine qu’on découvre bien supérieure à nos attentes lorsque la vérité commence à faire jour.

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Techniquement le titre se défend convenablement pour son époque et se permet même d’avoir un mécha-design assez intéressant même si comme souvent la 3D relativement propre a assez mal vieillie. L’OST quant à elle se permet même d’être plutôt cool quand on a besoin d’elle et joue son rôle assez efficacement.

Voilà qui conclut cette brève présentation de ce titre dont je n’avais jamais entendu ne serait-ce que la mention mais qui pourra intéresser certaines personnes pour peu que les combats spatiaux, les problématique de dilatation temporelles et d’éthique scientifique fassent partie de vos centres d’intérêt. En plus en tant que série originale le titre ne nous laisse pas en plan avant la fin tout en se permettant d’être court.

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