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Comme vous le savez à force, mon appétit pour les aventures spatiale ne se dément guère depuis maintenant environ vingt ans de façon générale et maintenant environ dix ans pour ce qui est de l’animation japonaise. Même si j’ai quand même passablement vidé le catalogue (90 animes du genre d’après ma MAL) des meilleurs titres du genre (il m’en manque encore je sais), je continue de temps à autre à tomber sur des bonnes surprises dont je n’ai jamais entendu parler comme avait pu l’être la série des Seikai dont je parlais déjà il y plusieurs mois.

Aujourd’hui je veux parler d’un autre titre du même studio et datant de la même époque : Mugen no Ryvius. Il s’agit cette fois d’un anime original produit donc par la Sunrise et diffusé durant l’automne 1999 et l’hiver 2000 et édité plus tard en France chez Declic. Côté staff on retrouve des noms bien connus désormais comme le réalisateur Goro Taniguchi (créateur et réalisateur de Code Geass ou encore réalisateur de Planètes) ou le chara-designer Hirai Hisashi (si facilement reconnaissable : Gundam SEED, Majestic Princes, Heroic Age, Soukyuu no Fafner).

Alors que le développement spatial de l’humanité avance à petit pas, en 2137 se produit une immense catastrophe : une immense éruption solaire dévaste le système solaire. Il se crée une vaste couche de plasma ultra-dense entre toutes les planètes dans le plan de l’écliptique. La zone de plasma va être baptisée Geduld et à cause de la très forte gravité et température qui y règne, les vaisseaux ne peuvent la traverser.

Soumis depuis à des vagues récurrentes de radiations diverses dont de forts flux de neutrinos, l’humanité qui voit que la Terre est condamnée à moyen terme, accélère son développement spatial. Et c’est environ 80 ans plus tard que débute notre titre, soit en 2225. Tout commence sur la station spatiale Liber Delta, dédié à l’entrainement des jeunes aspirants aux voyages spatiaux, aussi bien aux tâches de pilotage que celle de mécanique ou de médecine. Haiba Kouji est l’un de ces élèves, au même titre que son frère avec qui il entretient une relation conflictuelle : Yuki. A bord se trouve aussi son amie d’enfance Aoi et son meilleur ami de l’académie : Ikumi.

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Alors que la majorité des élèves est rentré chez elle pour les vacances, nos héros font partie des 515 personnes restées à bord. C’est alors que pendant une opération de maintenance, un commando sabote la station en tuant une bonne partie des adultes dans l’opération : la station toute entière plonge alors dans le Geduld. Plus on s’enfonce dans celui-ci et plus la pression gravitationnelle et les décharges électriques sont puissante et la station commence alors à se désintégrer progressivement. L’élite de l’académie, la promotion Zwei, organise alors l’évacuation de la station vers un vaisseau pour regagner la surface sous la direction de Lucson et Juli notamment.

La surprise pour les étudiants va être la présence dans le cœur de la station d’un immense vaisseau dernier cri qui était habilement dissimulé jusqu’alors et dont la présence va leur permettre d’échapper à leur funeste destin. Tant bien que mal ils parviennent à activer le vaisseau et refaire surface sans vraiment comprendre ce qui se passe. Ce vaisseau inconnu est un modèle de pointe impressionnant : le Ryvius est en effet capable de contrôler la gravité et ce faisant de se déplacer sans souci dans le Geduld…de plus il cache en son cœur une arme secrète. Commence alors un long voyage complexe pour nos adolescent, un voyage fait de trahisons, des complots politiques et de combat. Car loin d’être rapidement secourus, ils sont attaqués sans relâche par les forces de la Fédération sans que personne à bord ne comprenne vraiment pourquoi.

C’est alors une terrible fuite en avant, notamment du point de vue psychologique et relationnel entre les quelques centaines de jeunes à bords : certains veulent le pouvoir mais ne sont pas tous capable de l’assumer ou en abusent, certains font preuve de bonne

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volonté pendant que d’autres se la coulent douce voire agressent leurs camarades et plus les semaines vont passer et plus la situation psychologique de l’équipage et la discipline vont aller en se dégradant… Et qui est cette mystérieuse fille qui se balade dans tout le vaisseau sans être référencée dans les registre ?

Si le titre comporte des scènes d’action, il est avant tout, vous l’aurez compris, un titre psychologique et même pesant dans sa seconde partie, la présence d’un grand nombre de personnages couplé à une mise en scène assez efficace renforce d’ailleurs beaucoup ce sentiment de complexité même si dans un même temps cette multiplication pourra peut-être perdre le spectateur. D’un point de vue technique le titre tient bien la route sans pour autant se hisser au niveau de références de l’époque, personnellement c’est ce genre de titres qui me font un peu regretter la fin des vaisseaux en 2D dans l’animation moderne.

A titre personnel je pense que j’ai regardé les 26 épisodes à un rythme si soutenu (par rapport à ma moyenne) parce qu’il faisait à la fois le pont entre les titres spatiaux que j’aime tant et un des romans favoris de mon enfance qu’est Deux Ans de Vacances de Jules Verne, un titre qui raconte la vie d’un groupe d’enfants et adolescents qui s’échouent avec leur navire sur une ile du Pacifique après un accident et qui vont devoir apprendre à vivre ensemble malgré leur rivalité et le milieu hostile pendant deux ans.

A bientôt pour un des articles que je promets depuis des semaines qui finira bien par sortir (ou pas).

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