Quand l’inspiration est en manque, il est parfois bon de se rabattre sur les fondamentaux ce qui simplifie la vie. C’est donc sans grande surprise qu’un troisième article consécutif sur un titre de mécha qui voit le jour sur ce blog : pire, quatre des cinq derniers articles non-saisonniers en parlaient et encore, le cinquième avait des vaisseaux volants et des avions.

L’article d’aujourd’hui est consacré à une série dont j’ai repoussé très longtemps le visionnage sans trop savoir pourquoi, son nom : Broken Blade. La première originalité de ce titre vient du fait qu’il s’agit d’un titre de mécha typé héroic-fantasy avec une technologie basée en grande partie sur la magie, ce genre est très rare : un de ses représentants les plus connus étant Escaflowne, un titre dont j’ai déjà parlé ici.

Broken.Blade.full.1687680Broken Blade est à la base un manga de Yoshinaga Yunosuke publié depuis 2006 et toujours en cours (13 tomes) et qui a une histoire compliquée du point de vue publication car étant passé par trois support différents : Shonen Blood (2006), FlexComix Blood (2007-2012) puis Comic Meteor (2012-). Cette histoire mouvementée a d’ailleurs eu des conséquences chez nous car l’éditeur français (DokiDoki) s’est vu retiré les droits d’exploitation au dernier changement d’éditeur laissant la série inachevée au tome 10. Le manga fût par la suite adapté sous forme de films de 50 minutes avant d’être repris en format TV par la suite (à la manière de Yamato 2199 ou 2202 ou de Gundam Unicorn par exemple). En anime je n’ai vu que la version TV, je ne sais donc pas vraiment si on y trouve de grosses différences entre les deux formats. Le titre est issu d’une collaboration entre deux studios bien connus que sont Production IG et Xebec et s’il y a bien un point fort de l’anime c’est bel et bien la qualité technique du titre notamment pour ses méchas comme on peut par exemple le voir sur ces deux trailers. Le titre a été édité en France par Black Box sous sa forme de films et est disponible sur Crunchyroll en version TV.

L’histoire de Broken Blade se déroule sur le continent de Cruson, comportant quatre états : la puissante Fédération d’Athènes à l’Ouest, l’Empire d’Orlando à l’Est et entre les deux les royaumes d’Assam et de Krishna. Les deux derniers états étaient par le passé des dépendances de la Fédération ayant pris leur indépendance avec le soutient d’Orlando. Lorsque notre histoire commence, le royaume d’Assam vient d’être ré-annexé par Athènes sur fond de guerre civile et la Fédération poursuit son offensive en direction de Krishna et sa capitale Binonten sous prétexte d’avoir laissé passer des troupes d’Orlando sur ses terres. Personne n’est dupe sur le fait qu’il ne s’agit que d’un casus-belli de façade et que la raison en est tout autre comme vous pourrez le découvrir par la suite dans l’œuvre.

map

Dans ce monde magique, la plupart des dispositifs modernes, de la moto au pistolet en passant par les Golems de combat, sont commandés par une technologie basée sur le quartz réagissant à l’énergie magique de l’utilisateur. Dans le cas d’une arme à distance, plus la personne est puissante et plus ses tirs pourront l’être aussi par exemple. Or le héros du titre, Rygart Arrow, fait partie d’une infime minorité de personne ne possédant aucune capacité magique, il est donc condamné rester à l’écart de toute technologie moderne.

99a9da8b4fe7712751eabdbc485aa14cDurant ses études il a néanmoins tissé des liens d’amitié avec le roi actuel de Krishna : Hodr, mais aussi avec sa femme la reine Sigyn et le frère du leader d’Athènes Zess. C’est à la demande du premier qu’il va revenir à la capitale pour aider son ami à en apprendre plus sur un antique golem découvert dans une mine de Quartz. A cause d’une attaque surprise en plein cœur de Krishna des troupes d’élite de Zess, il va se retrouver aux commandes de cette machine toujours fonctionnelle qui n’accepte que lui comme pilote car conçue à une époque ou visiblement les hommes étaient dépourvus de magie. Son handicap va alors se transformer en avantage pour le royaume et notre héros va se trouver plonger à son corps défendant dans cette terrible guerre opposant d’anciens amis.

Si de nombreux passages sont assez prévisibles et stéréotypés, le titre n’en reste pas moins intéressant pour plusieurs aspects :

  • D’un côté la qualité du travail sur les méchas et les combats du conflit en eux-mêmes qui sont dans le haut du panier de ce qui se faisait lors de sa sortie et même encore aujourd’hui.

    Break-Blade-05

  • Les relations parfois compliquées entre les personnages, qu’il s’agisse d’ennemis qui apprennent à se connaitre, d’alliés qui ne se comprennent pas, ou du retour de l’amour de jeunesse de la reine dans sa vie.

La plus grande partie de l’anime est très fidèle au manga, ne divergeant sensiblement que sur la fin pour des raisons évidentes puisque le manga continue mais pas l’anime, ce qui permet à ce dernier d’avoir une fin satisfaisante. Néanmoins elle reste très incomplète vis-à-vis de la suite du manga que j’ai pris le temps de lire et qui apporte son lot de nouveau développement et rebondissements aussi bien personnels et que politiques.

Un dernier point sympathique est la très bonne OST du titre de Hirano Yoshihisa (qui a aussi officié sur Death Note, Hunter x Hunter ou du Hippo), composition à laquelle il faut aussi ajouter l’excellent opening de la version film qui n’est autre que « Fate » de Kokia, qu’on retrouve aussi à l’ending du dernier film avec « Nageki no Oto ». L’opening de la version TV est certes sympathique mais on est clairement une catégorie en-dessous.

Publicités