Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’un jeu de type visual novel… Pas coutume pour une bonne raison, je ne suis JAMAIS arrivé au bout d’un seul d’entre eux jusqu’à maintenant malgré quelques essais…du moins dans la version orthodoxe du genre. Qu’est-ce que j’entends par là ? Simplement que pour moi la frontière entre tactical-RPG et VN est parfois assez étroite si ce n’est que le plot est souvent moins divergent dans les hybrides pour des raisons évidentes. Si un Fire Emblem est par exemple très linéaire malgré des embranchements existants dans certains titres, le cas d’un de mes jeux GBA préférés donc j’ai déjà parlé ici : Zone of the Enders : First of Mars est plus ambigu avec ses très longues phases d’expositions et un scénario qui change d’une partie à l’autre.

Mais je m’égare un peu du sujet, le titre dont je voulais parler aujourd’hui est donc catalogué VN, du moins sur steam (mais aussi d’une série de tags de trois kilomètres) : il s’agit de Sunrider : Mask of Arcadius et Sunrider : Liberation Day. Pour être honnête je ne sais même plus comment je suis tombé sur le premier volet dans la jungle qu’est devenu le Steam contemporain…et je dois bien reconnaitre que je ne l’aurais pas essayé si le premier volet était désormais totalement gratuit. Dans un de mes nombreux errements entre les jeux j’ai donc lancé ce titre qui est basiquement un tactical RPG dans une histoire space-opéra avec des méchas, le tout croisé d’un côté romance.

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Le départ de l’histoire peut faire penser à un plot de Gundam et pourrait être totalement un énième titre de mécha « original » sorti de chez Sunrise. L’histoire commence dans une galaxie partagée entre l’Alliance Solaire, l’alliance PACT crée lors d’une révolte qui mit à bas l’ancien Empire et une zone intermédiaire remplie de petits états indépendants n’occupant souvent qu’une seule planète. Depuis la création de PACT, sa flotte cherche à annexer les mondes indépendants un par un. Le personnage que vous incarnez est le tout frais commandant du Sunrider, vaisseau d’élite de la flotte du monde de Cera, prêt à être mis en service.

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Sans grande surprise, la flotte de Cera fait irruption pour annexer Cera, le Sunrider est engagé en combat alors qu’il est encore en cale sèche et finit par prendre la fuite alors que la capitale de Cera est lourdement bombardée tuant des millions de personnes. Commence alors pour Kayto et le Sunrider une longue quête visant à trouver des alliés et un moyen de reconquérir Cera et de venger leurs morts. PACT, l’Alliance et diverses faction mineures comme les Pirates Spatiaux ou l’Union Minière, seront autant d’adversaires et/ou de soutiens dans cette quête où le Sunrider trouvera progressivement son équipage de pilote de mécha (vu qu’il est parti à vide).

Bien sûr les différents pilotes seront TOUTES des femmes, qui ont TOUTES un faible pour le capitaine, pilotes (à qui il faut rajouter le XO du vaisseau qui est…votre amie d’enfance bien sûr !) qui auront toutes des caractères bien définis et classique des jeux, mangas et animes du genre (limite ennuyeux) mais aussi toutes un mécha en adéquation avec ce caractère (et ça c’est cool #mechaphile). On retrouve des archétypes de mécha assez standards à la manière de Gundam Seed, Valvrave, Majestic Prince, Fafner… un équilibré, un blindé, un furtif cac, un sniper, deux soutiens…etc.

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En combat, outre les méchas on trouve aussi dans ses troupes des vaisseaux additionnels non-customisables qu’on peut acheter (et qu’on doit remplacer quand ils sont détruits au contraire des méchas principaux), quant au Sunrider lui-même : il est un atout majeur car doté d’un puissant canon axial (à la manière du Yamato ou du Delphinus de Skies of Arcadia) et capable d’effectuer des sauts à courte distance pour placer un tir dévastateur. Le reste des armes est assez standard (laser/bouclier, missiles/flak, projectiles/blindage) et c’est à vous de faire les bons choix de customisation pour chaque appareil. On ne dirait pas comme ça mais j’en ai chié comme jamais dans les combats, étant obligé de baisser plusieurs fois le niveau de difficulté pour arriver à la fin du jeu face à des hordes d’ennemis toujours plus puissants.

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Globalement ce jeu n’est pas très très long en ligne droite, j’ai mis 18 heures à faire les deux volets à la suite, mais comme souvent il reste des tas de trucs à débloquer en faisant d’autres choix. Globalement j’ai passé un bon moment sur ce jeu à l’esthétique sympathique à défaut d’être marquante et ce même si le côté technique des phases de combat du jeu du studio américain Love in Space est faible (sans pour autant gâcher

l’intérêt de ces phases plus tactique qu’elles n’y paraissent). L’OST quant à elle est plutôt de qualité pour un jeu de cette ambition j’ai trouvé. Le scénario space-opéra reprenant diverses inspirations du genre m’a bien plus avec un gros twist à la fin du second jeu qui appelle à nouveau à une suite, de plus les personnages sont assez attachants même s’ils manquent d’originalité. Pour les scènes un peu oléolé je ne peux pas donner mon avis, j’ai pris la version Steam et j’ai eu la flemme d’aller chercher le patch surtout que j’étais plus attiré par le design des méchas que des filles (oui je sens que vous me jugez !).

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A noter que le premier jeu ne dispose que de l’opening en japonais pour un doublage en anglais à l’inverse du second où il est possible de tout avoir en japonais.

En bref, un titre sympathique qui ne s’adressera qu’à une petite minorité de ceux qui pourraient lire ces lignes (s’ils existent !) mais la gratuite du premier jeu ne fait guère prendre de risque à ceux qui voudraient s’y essayer.

PS : J’ai quand même bien merdé dans mes choix !

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