L’humanité luttant contre des monstres produits de l’évolution débridée engendrée par un micro-organisme particulier…un plot au final assez familier car il s’agit plus ou moins des évènements de la saga God Eater commencée en 2010 et qui a même bénéficiée d’un anime pas plus tard que l’année dernière, par le très bon studio Ufotable. Mais non, ce n’est pas de ce titre dont je voulais parler aujourd’hui, mais d’un titre plus vieux de dix ans qu’un collègue de travail m’a fait découvrir un peu par hasard alors qu’il m’hébergeait pendant mon déménagement, ce titre c’est Blue Gender #MaVie.

Blue Gender est donc un anime diffusé au tournant du siècle, entre fin 1999 et début 2000 sur 26 épisodes (il est sorti aussi en version film) et réalisé par le studio AIC sur un concept du père et réalisateur d’une autre Saga célèbre impliquant aussi des méchas : Votoms (dont j’ai déjà parlé ici-même). La série fut diffusé à la TV en France en 2006 et sortira en DVD.

Tout commence en 2009 lorsque plusieurs personnes, dont le héros du titre Yuji Kaido, commencent à être infectée par une nouvelle maladie causée par un nouveau micro-organisme baptisé Cellules-B. En l’absence de traitement, les malades sont plongés en stase cryogénique dans l’attente d’un traitement. Vingt-deux ans vont alors s’écouler avant son réveil qui se fera au milieu d’un univers apocalyptique. Il se réveille en effet en plein milieu d’un combat entre des humains aidés d’armures mécanisées et de monstres insectoïdes.

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Il apprend alors que ces monstres, les Blues, ont mis en déroute l’humanité pendant son sommeil et que cette dernière s’est, pour une partie, repliée dans une vaste station orbitale dans l’espoir de reconquérir la Terre. C’est dans ce but que des équipes militaires cherchent les « Sleepers » ou Dormeurs dont fait partie Yuji, pour les ramener dans cette station baptisée « Second Earth ». Un des membres de cette équipe de récupération est une jeune femme du nom de Marlène Angel, redoutable combattante mais ne faisant preuve d’aucune émotion, notamment vis-à-vis des humains survivant à la surface de la Terre ce qui choque profondément notre héros chez qui les valeurs de notre monde actuel sont encore vivaces.

Commence pour nos deux héros un long périple pour regagner la base de Baïkonour au Kazakhstan, leur point d’extraction.

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C’est une fois arrivé sur Second Earth qu’on apprend que le gouvernement récupère les « Sleepers » car les cellules-B présentes en eux leur donne un potentiel de combat démesuré et alors que Yuji et Marlène commencent à se rendre compte des liens qu’ils ont tissés, ils sont envoyés après entrainement, à la reconquête de la Terre avec d’autres « Sleepers ».

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Entre la manipulations politiques à l’intérieur de Second Earth et les conséquences imprévues de l’évolution des cellules-B chez nos héros, la situation va rapidement devenir totalement hors de contrôle et c’est pris entre le combat et la folie humaine que la situation s’inverse et que cette fois c’est Marlène qui tente de rendre son humanité à Yuji. Aussi bien dans l’espace (où l’anime a presque des airs de Metroïd par moment) ou sur Terre c’est l’horreur des Blues et la mort qui dominera tout du long de l’anime jusqu’à sa conclusion…

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Vous l’aurez compris, ici on est déjà pleinement dans une ambiance post-apocalyptique où l’être humain balayé tente de se convaincre qu’il a encore les moyens de faire son grand come-back par ses propres moyens, ne lésinant pas sur les sacrifices. Malgré tout c’est un titre que j’ai regardé avec plaisir malgré son âge, même s’il n’est au final pas assez remarquable pour être resté dans les mémoires même si son histoire est globalement prenante et la réalisation d’un bon niveau. Je mentionne au passage la musique que j’ai trouvé dans sa grande majorité très bien dosée, participant à plein pour instiller encore plus de malaise dans une série qui n’en manque déjà pas. Je tiens à préciser que si la série est cataloguée comme un anime mécha, leur présence est très en retrait pendant la majorité du titre et n’est jamais le point central du plot, leur conception restant proche de celle de Votoms justement, avec des armures humanoïdes « légères » et se déplaçant uniquement en translatant au niveau du sol dans un environnement semi-ouvert et utilisant en général la mitrailleuse ultralourde comme arme standard.

En conclusion : un titre sympathique d’une période un peu creuse (99-2000-2001) avec une grosse dose de déprime et de malaise, avec une mention spéciale pour la fin.

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