C’est en discutant avec le dénommé Poyjo au sujet de titre de LN que m’est revenue en tête cette série de Koroku Inumura et illustrée par Haruyuki Morisawa et qui a donné lieu à deux animes différents To Aru Hikūshi e no Tsuioku et Toaru Hikūshi e no Koiuta, respectivement en version occidentale : La princesse et le pilote et Love song pour un pilote. Les deux histoires distinctes se déroulent néanmoins dans le même univers dont un point central est l’omniprésence d’avions de combats à hélices et de navires volants…et vous commencez probablement à me connaitre, ma méchaphilie s’applique aussi bien aux Gundams et aux Valkyries, qu’aux chasseurs spatiaux, navires, vaisseaux, chars, avions et tout matériel complexe visant à se mettre sur la gueule.

Commençons donc par le premier chronologiquement et probablement le meilleur des deux titres du moins en anime : La princesse et le pilote.

Il s’agit donc à la base d’un light novel en un seul tome sorti en Février 2009 et adapté en version film de 1h40 en 2011 par les studios Madhouse et TMS. L’histoire se déroule alors qu’une longue guerre fait rage entre les deux empires de Levamme et d’Amatsukami, conflit qui oppose principalement les armées de l’air des deux nations. En effet dans ce monde s’opposent des flottes capables de se déplacer dans les cieux un peu à la manière d’un Skies of Arcadia. Les navires sont puissamment armés mais ils ne sont pas les seuls vecteurs de destruction, en effet ils sont accompagnés de divers avions, aussi bien chasseurs que bombardiers, qu’il s’agisse de bombardier en piqué, de bombardiers tactiques ou stratégiques.

C’est en plein milieu de cette guerre que le prince de Levamme fait part lors de sa visite sur les terres très excentrées de la famille del Moral de son intention d’épouser la fille de cette famille, la princesse Juana del Moral. Il souhaite l’épouser d’ici un an, espérant mettre fin au conflit d’ici là…Seulement un an plus tard la guerre fait toujours rage, et même pire, la ville et le palais où réside Juana est la cible d’un bombardement des force d’Amatsukami. La décision est prise en haut lieu de tenter d’évacuer la princesse vers la capitale…qui se trouve à des milliers de kilomètres de là, kilomètres majoritairement constitués d’un vaste océan dont les cieux sont sous le contrôle de l’ennemi. Jouant le tout pour le tout, ils confient la princesse à un unique pilote talentueux : Charles Karino. Ce dernier bien que très doué, est resté tout en bas de la hiérarchie à cause de ses origines, il a du sang d’Amatsukami dans les veine ce qui lui vaut d’être la cible d’un racisme répété. C’est donc lui qui part avec la princesse pour ce long périple aux commandes du tout dernier modèle d’avion de l’Empire, capable de se ravitailler de façon autonome en pleine mer.maxresdefault-15

Le souci dans cette opération c’est qu’il y a eu des fuites dans les transmissions et que la diversion prévue pour permettre à Charles de passer sans encombres les lignes ennemies va échouer. Il va donc devoir risquer leurs deux vies pour tenter d’accomplir sa mission, mission qui va aussi prendre aussi un tournant sentimental durant le long trajet.

Pas dénué d’incohérence, il s’agit néanmoins d’un joli film plutôt prenant avec quelques bonnes phases d’actions et deux personnages touchants jusqu’à la conclusion de l’œuvre.

Pour la partie action je tiens à dire que j’aime beaucoup cet AMV même si attention il spoil une bonne partie du titre.

Passons maintenant à la deuxième œuvre, nettement plus longue. Love song pour un pilote se déroule donc dans le même univers avec cette fois 5 tomes parus entre 2009 et 2011. Une partie de l’histoire sera adaptée à nouveau par TMS, mais cette fois seul, en 2014 pour être diffusé à la télévision (et chez ADN en France même si elle n’est plus disponible comme trop souvent chez eux).

Cette fois tout commence dans l’Empire de Balsteros, lorsque celui-ci est secoué par une révolution populaire. La monarchie est renversée de force par la révolution du vent qui utilise comme figure de proue la sorcière Nina Viento, adolescente capable de contrôler le vent. Un des fils de la famille : Karl La Hire parvient à survivre à ces événements et est adopté par un fidèle serviteur de la famille royale pour lui sauver la vie. Il devient ainsi Kal-el Albus et va continuer de mener une vie normale dans sa nouvelle famille, non sans vouer une haine tenace à celle sur qui il rejette tous ses malheurs : Nina Viento.

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Plusieurs années plus tard, une grande expédition d’exploration est montée par Balestros devenu une république, pour se faire le corps expéditionnaire est basé sur une vaste ile volante mobile : Isla. Le nouveau gouvernement place Nina Viento à la tête de l’expédition afin de se débarrasser de ce symbole devenu aussi inutile que gênant. Parmi les nombreuses personnes qui embarquent pour ce voyage vers le bout du monde, on retrouve Kal-el et une de ses sœurs : Ariel qui vont tous les deux intégrer l’académie de pilotage de l’île. C’est là qu’ils vont se faire de nombreux camarades, parmi lesquels on retrouve Ignacio Axis et la belle et douce Claire Cruz…Mais tous ne sont pas simplement ce qu’ils semblent être.

Malgré des relations et une histoire compliquée, ils vont devoir se battre ensemble pour tenter de résister aux attaques du Clan Céleste bien décidé à empêcher Isla de progresser. En chemin ils finiront par croiser la route de l’empire de Levamme et notamment de Charles, bouclant avec le titre précédent. Là encore les combats aériens sont au final assez sympa.

Bien qu’un peu limité techniquement et assez conventionnel, le titre mêlant haine, amour et guerre est au final assez plaisant même si sous sa forme anime il s’arrête au meilleur moment comme toujours dans les adaptations de LN. L’histoire continue d’ailleurs assez longtemps puisqu’après les 5 tomes de To Aru Hikūshi e no Tsuioku et Toaru Hikūshi e no Koiuta, on trouve Toaru Hikūshi e no Yasōkyoku puis Toaru Hikūshi e no Seiyaku.

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 Pour résumé l’ensemble je dirais qu’il s’agit de bon animes mais néanmoins loin d’être incontournable mais que je voulais quand même mentionner car mettant en scène des combats aériens entre avions à pistons ce qui est très rare, un univers que j’aurais aimé pouvoir découvrir un peu plus en détail un peu à la manière de la série spatiale des Sekai dont j’ai déjà parlé.

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