J’avais le choix entre continuer à écrire des rapports inutiles que personne ne lira et parler d’un autre anime sur mon blog, et le manque de sérieux l’a emporté comme vous pouvez le voir. Et comme je suis motivé je vois enfin parler d’un titre que j’ai en tête depuis plusieurs mois, un peu comme le VOTOMS qui j’ai finalement mis en avant il y a peu de temps. Le titre du jour c’est donc Majestic Prince ou dans sa forme complète Ginga Kikoutai Majestic Prince.

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Si c’est bien de l’anime dont je vais parler, le titre est à la base un manga de Rando Ayamine pour le scénario et dessiné par Hikaru Niijima. Le titre toujours en cours est publié dans le Monthly Hero’s chez Shogakukan au Japon et n’est pas disponible chez nous.

L’anime pour sa part est un réalisation conjointe de 2013 des studios Orange (Active Raid, Dimension W) et Doga Kobo (Plastic Memories, New Game, Love Lab) pour la série TV de 24 épisodes, et des studios Orange et Seven Arcs (Trinity Seven, Asura Cryin’) pour l’épisode 25 additionnel et le film. Tant qu’on est dans les détails de diffusion, le titre n’est pas licencié en France, diffusé en version anglaise chez Crunchyroll et Anime Network et licencié par Sentai Filmworks pour le marché américain.

Majestic Prince malgré son nom est bel est bien un titre de mécha avec des combats spatiaux à grande échelle impliquant la lutte de l’humanité pour sa survie face à un envahisseur redoutable.

Nous sommes en 2110 et l’humanité s’est lancée à la conquête de l’espace à la recherche de ressources, cet progression bien qu’importante, se résume cependant pour le moment à une expansion dans le système solaire, la technologie actuelle disponible ne comportant pas de système de propulsion supra-luminique ou en approchant. On est donc dans un configuration proche d’un univers de type Gundam sur ce point. De nombreuses recherches continuent de voir le jour, aussi bien sur la propulsion spatiale que sur l’armement notamment via la construction de mécha, mais aussi la formation de nouveaux pilotes polyvalents et produits de la recherche génétique. C’est ce genre de projet que mène l’établissement MJP (Military Junior Pre-Academy) qui forme donc des jeunes gens issus de manipulation génétiques. Là encore il est possible de faire le parallèle avec les coordinateurs de la Cosmic Era. Officiellement le but de ces adolescents et de permettre de repousser les limites de l’expansion terrienne, mais lorsqu’un envahisseur alien fait son apparition aux alentours de Jupiter, c’est bien sur ces jeunes que va reposer le sort de la Terre.

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Les envahisseurs, un peuple humanoïde nommé Wulgaru ne semble avoir qu’un unique but, combattre les autres peuples et les vaincre pour s’approprier son héritage génétique et devenir ainsi toujours plus fort.

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Parmi les adolescents de l’académie, les jeunes sont rassemblés en escadrons lors de leur entrainement dans le but de développer des automatismes utiles dans les futurs combats. Notre groupe de héros est un de ces escadrons, portant le nom de team Rabbits…et comme souvent dans les animes ce sont les plus nuls de toute la MJP. Non pas qu’ils soient tous mauvais, c’est même le contraire, pris individuellement ils sont plutôt bons mais leurs capacités à travailler en équipe frise le zéro absolu au grand désespoir de leur formatrice Rin Suzukaze. C’est pourtant la team Rabbits qui va être désignée par le commandant de la MJP : Simon Gato et qui va se voir dotée des tous nouveaux méchas, les AHSMB (Advanced High Standard Multipurpose Battle Device), équipés du système Julia, une technologie de pointe justement adaptés aux enfants nés sur projets de la MJP et amplifiant grandement les capacités des appareils en utilisant l’instinct de survie des pilotes. C’est cette dernière donnée qui pousse le commandant à choisir cette équipe en particulier pour mener la lutte contre les Wulgaru toujours plus menaçants.

Dans la team Rabbits on retrouve donc :

  • Izuru Hitachi, le leader, alias « Red 5 » (parce que oui l’équipe a ses couleurs comme dans un bon vieux sentai). Un véritable utopiste qui rêve de devenir un héros. En dehors de ça il adora dessiner et veut réaliser un manga bien que visiblement ses essais ne soient pas très concluants aux yeux des autres. Il dispose d’un mécha plutôt équilibré et taillé pour le duel. Son équipe technique est d’ailleurs assez « normale ».
  • Toshikazu Asagi, le plus vieux du groupe, alias « Blue 1 ». Il prend la place de commandant en second quand Izuru n’est pas en état de la faire, il est très compétent mais doute constamment de ses capacités et est sujet à des maux d’estomacs à cause du stress. Son méchas est une machine solide taillée pour le combat rapproché et son équipe technique est composé de plusieurs génération d’une même famille.
  • Tamaki Rie, la plus insouciante et déjantée, alias « Rose 3 ». Bien qu’elle soit le plus petite en taille du groupe, elle a des formes plus que généreuse et semble consacrer son énergie à tenter de se trouver un homme pour vivre une romance (sans grand succès) et à noyer ses déceptions dans la nourriture. Son mécha est à la fois le plus massif, le plus blindé mais aussi le rapide et le plus puissant du groupe, capable de déstabiliser toute une formation adverse. Son équipe technique est composé d’otakus qui ne portent aucun intérêt à son physique puisqu’ils ne jurent que par la 2D.
  • Kei Kugimiya, la voix de la raison et la tacticienne du groupe, alias « Purple 2 ». Elle adore tout ce qui est sucré et essaye de préparer divers gâteaux…avec plus ou moins de succès dira-t-on. Timide et réservé, elle ne manque pas de se montrer sévère face aux débordements des garçons. Son mécha est le plus faible en combat mais néanmoins doté de puissants capteurs lui permettant de diriger les autres membres de l’équipe et d’un puissant bouclier pour se protéger. Son équipe technique est exclusivement féminine.
  • Ataru Suruga, le sniper et fou des armes, alias « Gold 4 ». C’est un vrai expert de tous les systèmes d’armements qu’il connait sous toutes les coutures, par contre c’est un gros lourd avec les filles. Son mécha est entièrement équipé pour le support à distance avec une grosse puissance de feu adaptable en fonction des cas. Son équipe est, elle, composée de bodybuilders qui lui mènent la vie dure à lui l’adolescent chétif.
  • Ange Kuroki, le schizophrène, alias « Black 6 ». Dernier arrivé de l’équipe, on ne connait pas vraiment son genre et il est doté d’un caractère assez variable entre les situations de la vie courante et les combats. Son mécha est une unité doté d’une large puissance de feu à courte et mi-distance et en tant que modèle plus récent, est autonome pour sa maintenance.

suzukaze_rin_9442C’est donc tout ce petit monde qu’on va suivre pendant toute la série sous le commandement de leur ancienne instructrice Rin Suzukaze devenue capitaine du Godinion, le vaisseau de la MJP. De nombreux autres personnages sont bien sûr récurrents dans la série comme la mystérieuse et jolie Teoria, la chef-mécanicienne Reika Saionji ou encore la team Doberman.

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On retrouve aussi parmi les personnages récurrents les leaders de Wulgaru, sorte de noblesse complexe qui passe autant de temps à intriguer entre elle qu’à attaquer les terriens. Là encore les forces de chaque leader arborent une couleur différente en plus du noir comme le blanc pour le redoutable Jiart ou le jaune pour la pulpeuse Lutiel.

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Vous l’aurez compris, il s’agit d’un titre riche, très riche en combats tout au long de la série (et probablement du film mais je ne l’ai pas encore vu) combat qui sont globalement de bonne voire de très bonne qualité pour de la 3D par rapport à la moyenne de la production. Vraiment dynamique et portée par une OST sympathique, on voit au final assez peu le temps passer et la vocation comique du titre finit par rendre l’ensemble du titre sympathique pour peu qu’on ne soit pas allergique aux stéréotypes. Au final pour ma part c’est un des titres qui m’a le plus marqué (hors Gundam) dans la production mécha des années 201x, un titre qui sans grande prétention arrive à faire pas mal de trucs sympas et à bien les faire. Une mention avec le duel final en mode shonen totalement épique durant de longues minutes.

Sinon pour donner un petit aperçu, la fin de l’épisode 1.

Je terminerais en soulignant les deux openings de la série pour qui j’ai pas mal d’affection, Watashi wa Souzousuru et PROMPT de Natsumi Kon.

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