Et si pour varier un peu on parlait jeu-vidéo, ça fait longtemps après tout, il faut dire que mes derniers jeux en solo étaient certes bien, mais je les ai faits très en retard et il s’agissait de jeu dont tout le monde avait parlé et reparlé jusqu’à l’overdose (Life is Strange, Witcher, Mass Effect, Tomb Raider). Alors pour une fois que je fais un jeu au moment de sa release et qu’en plus il me plait assez pour que je le finisse (c’est loin d’être une évidence de nos jours pour moi), autant en parler.

talesCe jeu c’est le dernier Tales of, la célèbre série de RPG du studio Namco, série débutée il y a plus de 20 ans avec Tales of Phantasia sur Super Nintendo en 1995 et dont Berseria dont il va être question est au final déjà le 17ème représentant mine de rien. Le titre le plus connu chez nous reste en général le premier auquel j’ai joué : Tales of Symphonia sorti en 2003 sur Gamecube puis par la suite PS, PS3 et même sur Steam désormais. D’ailleurs si j’ai au final joué à peu de Tales of c’est principalement car la grande majorité des titres sortis depuis Symphonia étaient des exclusivités PlayStation.

La série se caractérise principalement pour moi par son système de combat dynamique où on contrôle directement un des personnages principaux comme dans un jeu d’action une fois le combat engagé contre un monstre rencontré sur la partie exploration du jeu. Le combat qui se déroule dans une zone restreinte est donc effectué avec votre personnage plus des IA contrôlant les autres membres du groupe en fonction des ordres que vous leur avez attribué. Il est d’ailleurs possible dans certains des jeux qu’un autre joueur prenne le contrôle d’un des personnages. 26745322131_1a52b27155_o_thumbD’autre éléments mineurs sont aussi présents comme la présence de séquences animées, la présence de petites mais nombreuses saynètes entre personnages qui sont régulièrement l’occasion de quelques blagues et de beaucoup dérision (mais aussi de pas mal d’informations sur le lore des différents personnages) ou encore celle de la cuisine.

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Si certains titres sont en relation entre eux, de façon générale à la manière d’autres séries de JRPG comme Final Fantasy et Dragon Quest, chaque épisode est en général un parfait spin-off. La série des Tales of est aussi régulièrement l’objet d’adaptation aussi bien en anime (Zestiria/Berseria, Vesperia, Symphonia, Abyss, …) qu’en manga (Abyss, Destiny, Xillia,…) ce qui a valu à la série de bénéficier de collaboration avec des studios importants comme Production IG, Sunrise ou plus récemment Ufotable.

Mais bon je parle, je parle mais toujours pas du jeu… Tales of Berseria est donc le dernier jeu de la série en date comme je l’ai déjà dit, sorti chez nous en ce début d’année et l’année dernière au Japon sur PS3 (Japon only), PS4 et PC. Le jeu se déroule dans le même univers que le titre précédent Tales of Zestiria (dont la seconde saison de l’anime est en court et vraiment bien en plus) mais loin dans le passé, on peut presque dire que c’est une préquelle tant le jeu finit par expliquer l’origine de tout le background de ce dernier. On y croise et évoque d’ailleurs de nombreux personnages notamment au niveau des Malak/Séraphins à cause de leur grande espérance de vie.

Tout commence dans le paisible village d’Aball, dans ce monde où le fléau démoniaque est une menace pour tout le monde, transformant certains humains en monstres dangereux, c’est ici qu’Arthur, chevalier puissant capable de se battre contre ces derniers, s’est établi après avoir rencontré Célica, la femme de sa vie. Célica est même enceinte d’Arthur et ils vivent en famille avec la sœur et le frère de Célica : Velvet et Laphicet.
Seulement arrive une nuit écarlate et leur maison est assailli par les démons, Arthur tente de protéger tout le monde mais s’il parvient à sauver Velvet et son frère, sa femme et son futur enfant trouvent la mort plongeant le puissant guerrier dans le désarroi.

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Dans ce monde, outre les démons contre lesquels les gens normaux sont impuissants, on trouve aussi des Malaks (les séraphins de Zestiria) être dotés de pouvoir magique et invisibles au commun des mortels. Arthur désormais veuf a d’ailleurs passé un pacte avec l’une d’entre eux dénommée Seres afin d’accroitre sa puissance, et il passe plusieurs années à d’occuper de sa belle-sœur et de son beau-frère malade. Malgré la tristesse de la famille, il passe beaucoup de temps à instruire Velvet et ils vivent malgré tout une vie plutôt heureuse…en apparence.

Lorsque s’abat une nouvelle nuit écarlate sur le village, le cauchemar devient réel pour Velvet Crowe notre héroïne : les démons sont de retour et elle assiste impuissante au sacrifice de son frère par la main même de son beau-frère en qui elle avait confiance. Une puissante force est libéré par la rituel d’Arthur, ou plutôt Artorius l’exorciste et Velvet est à son tour changée en une sorte de démon nommé Thérion capable de dévorer les autres démons avec sa main monstrueuse. Elle tue les démons des alentours avant de se rendre compte qu’il s’agissait des habitants du village qu’elle chérissait tant. Arthur la neutralise alors et la fait enfermer dans l’île prison de Titania. C’est au fond de la plus profonde cellule, nourrie seulement de démons jetés dans son antre obscur que la jeune femme aiguise sa haine et son envie de revanche contre Artorius durant trois longues années.

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Finalement c’est de la main de Seres que va venir le salut, elle aussi désireuse de neutraliser son ancien maitre, elle va libérer Velvet avant de se sacrifier pour elle, lui permettant de prendre la fuite en compagnie d’un démon épéiste nommé Rokuro Rangetsu et d’une sorcière loufoque du nom de Magilou. Le groupe s’étoffera rapidement d’autres membre jusqu’à compter six personnages principaux jouables : Les deux démon Rokuro et Velvet, deux malaks avec Laphicet et Eizen le pirate et deux humains avec Magilou et Eleanore l’exorciste (ça spoil un poil mais bon ça se voit dès le générique).
Commence alors un long périple à base de vengeance et de haine pour le groupe, chacun des membres a sa propre raison de suivre Velvet, raisons qu’on appréhendera d’autant mieux au fur et à mesure que la vérité sur le monde se dévoilera à eux.Il m’aura fallu environ 45 heures de jeu pour boucler l’histoire est les principales quêtes secondaires (mais je suis très loin d’avoir tout débloqué par contre), et autant le dire j’ai vraiment apprécié ce titre, c’est peut-être même mon préféré désormais devant Symphonia, Abyss et Zestiria pour ceux que j’ai fait.

Le premier point positif pour moi est au niveau de l’histoire, ici rien n’est ni noir ni blanc, et au lieu de jouer le chevalier blanc comme dans Zestiria par exemple, ici on est associé par les gens au mal même si rien n’est aussi clair. Comme pour mes animes favoris, ici les « méchants » sont des gens convaincus de faire la seule chose possible pour sauver le maximum de monde et d’œuvrer pour le bien de l’humanité ce qui rend l’opposition plus forte est plus crédible que dans bien des titres.

Le second point positif qui en découle serait donc le casting qui s’il parait extravagant au premier abord, se révèle être à la fois sympathique et développé sur la durée et les détails. Celui de Zestiria par exemple avait tendance à être trop lisse je trouve par exemple.

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Le troisième gros point positif est plus à chercher au niveau du gameplay directement et du combat en lui-même. Le système est plus dynamique et complet je trouve que dans les anciens volets sans être spécialement différents. Ici exit le mana, tous les personnages ont une jauge de point d’action qui se recharge en continue dans une certaine limite qui augmente quand on tue un ennemi ou inflige une condition et diminue quand on en subit une à l’inverse. On a toujours accès à trois types de compétences (artes) en fonction des personnages sachant qu’un personnage n’en a jamais accès à plus de deux. Il convient alors de mixer son casting pour s’adapter à l’adversaire. Bien sûr on retrouve les quatre éléments classiques de la série ce qui nous pousse à mettre en place plusieurs séries de combos différents qu’on change à la volée d’un groupe d’ennemi à l’autre. De manière générale et si Velvet est comme souvent le personnage le plus amusant à jouer, on maitrise vite les bases mais la vraie maitrise du combat ne vient qu’après une longue phase de progrès se comptant en heures. Dans la catégorie amusant on notera qu’un des sorts les plus puissantes n’est autre qu’un énorme dôme de feu nommé Explosion que je me suis amusé à spammer en fin de partie avec la voix de Mégumin de Konosuba dans la tête.

Du côté des points négatifs le plus évident est le manque d’ambitions technique du titre qui reste un jeu PS3 avant tout et même dans cette catégorie, un jeu loin des plus belles réalisations de la machine. Dans mon cas cela ne me dérange pas spécialement mais les environnements sont assez petits, souvent génériques, les personnages raides et les textures fades et baveuses. On ne joue clairement pas à Berseria pour en prendre plein les yeux visuellement. Néanmoins pour cette version PC je n’ai pas eu de bug et de problème à signaler ce qui est loin d’être une évidence pour les portages de nos jours.

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Peut-être que ce bref aperçu de ce jeu vous aura donné envie d’aider Velvet Crowe à assouvir sa vengeance contre cet homme qui a brisé sa vie et à naviguer sur les mers entre les différents continents à la recherche de la vérité avec cette équipe de joyeux drilles.

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