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L’autre soir on parlait sur twitter d’anime des années 90 et je me suis rendu compte que cette période est assez vide dans la liste d’animes que j’ai pu visionner, et si on exclut les animes de mécha alors là il ne me reste plus grand-chose…honteux !
Mais ça tombe bien, pour pas changer aujourd’hui on va parler mécha, mais d’un genre un peu particulier, en effet là où l’immense majorité des animes de ce type sont orienté SF à tendance seinen ou shonen parfois, ici on est face à un mécha médiéval-fantastique à tendance plutôt shojo.


(J’ai mis le trailer en anglais, parce que les autres étaient dégueulasses…)

Tenkuu no Escaflowne est donc un anime sorti sur la période printemps-été 1996 par le studio Sunrise, dans une séquence chargée en anime connus de type mécha (Evangelion, Gundam Wing, des films Macross 7 et Plus en 95, Gundam X et 08th ms team en 96). La série était d’ailleurs prévue pour durer sur trois saisons (39 ep) mais fut rabotée pour raison budgétaires.
Dans l’équipe de cet anime on retrouve pas mal de noms bien connus dont notamment :
– Shoji Kawamori comme créateur original de la série et donc qu’on retrouve au script et storyboard
– Watanabe Shinichiro au storyboard
– Yoko Kanno à la musique (on a donc à nouveau le trio déjà responsable du très bon Macross Plus)
– Nobuteru Yuuki au character design, et ça se sent avec ses nez assez célèbres qu’on retrouvait aussi dans Lodoss ou dans X. A noter qu’il est aussi le chara-designer plus récemment de Yamato 2199 et Orange.

Tout commence dans un lycée japonais normal ou Hitomi vaque à ses occupations scolaires avec sa meilleure amie Yukari et rêve de déclarer sa flamme au beau Amano… Mais un soir sa vie va basculer et à la suite d’un phénomène surnaturel elle va se retrouver face à un dragon et croiser la route de Van avant d’être happée dans un univers médiéval fantastique (et oui cette mode du lycéen propulsé dans des aventures de fous #Grimgar #ReZero ce n’est pas récent loin de là, puisque c’était déjà le cas avec Escaflowne ou encore avant avec Fushigi Yugi en 1992, mais par contre c’était plutôt des filles à l’époque comme quoi).

Hitomi va donc se retrouver sur la planète Gaïa dans le royaume de Fanélia, dont le roi n’est autre que je jeune homme qu’elle vient de croiser : Van Fanel. C’est pour hériter du trône de façon légitime et pouvoir contrôler légendaire Guymelef (nom de méchas dans cette série) Escaflowne construit par Ispano que Van cherchait à tuer un dragon, car seul le cœur de celui-ci peut lui permettre de passer un pacte avec la machine. Hitomi est bien accueillie dans le royaume malgré l’hostilité de Merle, fille-chat au service de Van et jalouse de l’attention qu’il porte à la terrienne.
Malheureusement, le royaume de Fanélia va être la cible d’une attaque aussi rapide que violente de la part d’une autre nation de Gaïa, bien aidée par sa nouvelle technologie de furtivité qui permet à ses Guymelefs d’infiltrer la capitale en très peu de temps. Van ne doit sa survie qu’à la puissance de son Escaflowne combiné au pouvoir de voyance que se découvre Hitomi. Il parvient à repousser les troupes du leader adverse Dilandau et à prendre la fuite avec Hitomi et Merle en direction du royaume d’Astria.
C’est sur place qu’ils rencontrent un autre des personnages principaux de la série, le chevalier Allen Shezar, grand séducteur et pilote de talent du Shéhérazade.

Commence alors une grande lutte entre le trio Van-Hitomi-Allen contre les forces de l’empire de Zaibaker mené par l’empereur Dornkirk et ses subordonnés Folken et Dilandau.

Malgré quelques déroulement un peu vieillots, les révélations sont nombreuses jusqu’au dénouement final notamment sur le passé de la plupart des personnages principaux qu’il s’agisse de celui de Van, d’Hitomi, d’Allen, mais aussi des leaders ennemis…

Le technique est ici plutôt très bonne pour un titre de 95, avec en prime une OST qui marque les esprits par quelques morceaux de grande qualité. L’aventure bien que classique sous bien des aspects est plutôt complexe et fouillée et l’univers mis en scène est plutôt étoffé et complexe dans ses détails.
De nombreuses thématiques sont abordées au long de ses 26 épisodes et parmi elles on retrouve notamment l’amour, la folie, l’ambition et la guerre, mais aussi la chevalerie (ce qui donne cette touche un peu shojo) ainsi que la destinée. Ce dernier point est ainsi central car tout semble tourner autour de ça, notamment grâce au pouvoir de cartomancie et de divination d’Hitomi qui va se révéler au cours de la série de plus en plus puissant et qui vient s’opposer aux ambitions de Dornkirk et de son propre secret.
C’est cette variation de thématique qui me pousse à penser que ce titre peut faire partie de ces animes de méchas qui peuvent apprivoiser un public rétif de par son originalité par rapport aux standards du genre.

En bonus un de premiers combat de l’anime :

En France la licence de ce titre appartient à Dybex, il existe aussi un film dont je ne parlerais pas n’ayant pas pris le temps de le voir notamment à cause de nombreux très mauvais retours.

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