Retour aujourd’hui dans une thématique intrinsèquement lié à la guilde DK puisque lié à notre despote…heu…GM bien aimé : l’histoire.
Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’un titre sorti très récemment donc encore peu avancé et sur lequel j’ai moins de recul que ceux dont j’ai déjà pu parler : le titre du jour s’intitule Hawkwood.

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Hawkwood est donc un seinen à consonance historique d’OHTSUKA Tommy publié en France chez Doki Doki et dont 3 des 8 tomes (série terminée au Japon) sont sortis en France. Ce titre va donc nous raconter les aventures de John Hawkwood, chef d’une troupe de mercenaire durant la terrible guerre de Cent Ans, plus précisément sa première partie donc pendant l’opposition entre Edouard III d’Angleterre qui revendique le trône de France face à Philippe VI. Il est à noter que la plupart des personnages présents dans ce manga ont réellement existé (même tout n’est pas fidèle à l’histoire loin de là) et qu’un mercenaire du nom de John Hawkwood a bien officié durant la guerre de Cent Ans.

Tout commence par un conflit local entre seigneurs pour un château, le propriétaire des lieux, acculé par un membre de sa famille qui tient le siège avec troupes et armes de sièges, fait appel à une compagnie de mercenaires pour renforcer ses forces en prévision de l’assaut inéluctable. Cette compagnie c’est la Compagnie des Corbeaux Blancs menée par le dénommé John Hawkwood. Mercenaire expérimenté il négocie avantageusement son aide mais va rapidement se montrer décisif. Vif d’esprit et retors, il va rapidement renverser la situation à son avantage et faire lever le siège non sans négocier une bonne rétribution. En effet ici on est certes dans un manga typé militaire, mais on insiste bien sur la spécificité du cas des mercenaires : gestion des troupes, du combats et des fonds. Négociations serrées, capture de nobles adverses contre rançons et autre statut quo prolongé du conflit sont au programme : tous les moyens sont bons pour soutirer de l’or à ses maitres.Hawkwood-extrait1

Un peu plus tard, alors que la compagnie sert le seigneur de Carentan en Normandie, l’armée Anglaise d’Edouard III déferle en France et l’armée emmenée par Édouard de Woodstock, celui qu’on nommera dans l’histoire comme le Prince Noir, met le siège devant la ville. Les défenseurs emmenés par Hawkwood se défendent vaillamment mais le seigneur des lieux comprenant sa défaite inéluctable, décide de faire allégeance au Roi d’Angleterre, rejetant sa vassalisation avec la France. Le Prince Noir comprend rapidement que John est un commandant compétent, voire dangereux et c’est pourquoi il négocie l’enrôlement de la compagnie dans son armée avant de se mettre en marche en direction de Caen pour faire jonction avec le corps d’armée de son père.

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Alors que l’armée anglaise avec Hawkwood et sa bande avancent en pillant la campagne sur sa route, le roi de France hésite à réagir mais certains de ses vassaux prennent les devant et la compagnie est mise à contribution contre les chevaliers français. Après la chute de Caen, le Roi de France ne va plus pouvoir rester inactif et la phase des grandes batailles entre l’Ost du Roi de France et les Anglais se profilent à l’horizon…et notamment la terrible et célèbre bataille de Crécy.

Hawkwood est un excellent titre au niveau ambiance, on sent un gros travail de l’auteur1bn3KUSt pour essayer de rendre au mieux le contexte d’une guerre et de son quotidien qui n’a pourtant rien de simple surtout aux yeux d’un Japonais…une foule de petits détails viennent donner une profondeur bienvenue au titre. Le style graphique d’ailleurs plutôt en adéquation avec le contexte, dans une touche plus « réaliste » que la plupart des mangas.

En conclusion je reprendrais cette formule que j’ai notamment entendue dans un précédent Mangacast : Hawkwood c’est un peu Berserk mais sans le côté fantastique, c’est à dire notamment toute la partie concernant la troupe du Faucon et la guerre entre Midland et Tudor (inspirée clairement de la guerre de Cent Ans) et on retrouve un peu en John Hawkwood cette ambition dévorante qui animait Griffith.

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