Aujourd’hui ni anime, ni manga mais un jeu rétro datant de 2001 (2002 en Europe) sorti sur Game Boy Advance et produit par Konami. Son titre ? Zone of the Enders : Fist to Mars. Vous êtes probablement peu à connaitre cet opus mais par contre le nom de la série malheureusement abandonnée depuis des années (comme la plupart des licences Konami…) doti plus vous parler avec les deux volets sortis sur PlayStation 2 (volets que je n’ai pas fait). La licence comporte même des épisodes animés avec ZOE : Idolo et Dolorès qui sont sympathiques mais tout ce qu’il y a de plus dispensable selon moi.

Dans un premier temps il est utile de replacer le contexte de l’Univers de Zone of the Ender. Nous sommes au XXIIème siècle et l’humanité est parvenue à coloniser non seulement la Lune mais surtout Mars et certains satellites de Jupiter. Sur l’un d’eux, Callisto l’humanité a découvert un nouveau matériau : le Metatron. Ce Metatron s’est révélé être très utile dans la conquête de l’espace et a donc permis l’expansion des colonies notamment via le développement de méchas industriels puis militaires : les LEV (Laborious Extra-orbital Vehicle).
A la manière du scénario régulièrement retrouvé dans la série Gundam, la Terre va progressivement asseoir son emprise sur les colons pour s’enrichir et discriminer ces derniers qu’ils vont alors surnommer Enders.
Le tensions vont atteindre un point tel que des groupes indépendantistes armés vont voir le jour comme le groupe Bahram qui va multiplier les attaques terroristes. Attaques auxquelles la Terre va répondre par une répression aveugle et violente créant de facto une situation de guerre. Les conflits vont gagner en intensité lorsque le Bahram d’un côté et le consortium NUT de l’autre vont développer un nouveau type de mécha exploitant mieux les capacité du Metratron : les Orbital Frame.
L’univers de ZOE est donc un monde futuriste larvé par les attaques armés, les complots et la corruption à tous les niveau.

Dans l’épisode Fist to Mars l’action se déroule…sur Mars et tout commeME0000183977_2ncer lors Cage Midwell 17 ans cherche à évacuer le vaisseau de transport Bonaparte III sur lequel il travaille et qui est attaqué par un mécha non-identifié. En tentant de fuir il va rencontrer Myona qui va le sauver en le faisant monter à bord d’un mécha dissimulé dans la cargaison du vaisseau. Le vaisseau va être alors détruit et après un bref combat Cage et Myona vont s’écraser sur Mars puis être arrêté. Accusé d’être responsable de la destruction du vaisseau à tort, il parvient à s’échapper avec le concours d’un groupe terroriste Martien : le BIS (Born In Space) qui cherche à préserver les Enders des persécutions. Cage et Myona (qui a alors perdu la mémoire) vont finalement rejoindre l’organisation et lutter à leur côté afin d’apporter des réponses aux nombreuses questions qu’ils se posent. A qui profite ce conflit ? Pourquoi ce mécha se trouvait-il sur le Bonaparte ? Qui est vraiment Myona ?

images (2)Concernant le style de jeu il s’agit pour moi d’un RPG tactique avec une très forte composante narrative. Le jeu est découpé en plus d’une vingtaine de missions sous la forme d’épisodes avec de longs dialogues d’introduction et de conclusion (qu’on peut sauter ou accélérer mais c’est se couper d’une grosse partie du jeu puisqu’il s’agit d’un point fort du titre) et entre les deux on retrouve les combats de méchas au tour par tout à la manière d’un Fire Emblem (sans les contre-attaque). La principale originalité du gameplay dans les combats vient du fait qu’on peut gérer les phases de visée et d’esquive manuellement avec un système de viseurs proportionnels aux probabilités de toucher calculées à partir des stats des différents méchas. Par exemple certaines armes comme les missiles nécessitent une visée plus précise qu’une simple attaque au sabre.


Ici point de mort permanente mais on peut upgrader ses machines entre chaque épisode voir changer les réglages entre esquive/défense et dégâts/précision en fonction detéléchargement (3) ses préférences.
Un autre point qui fait qu’il s’agit du jeu que j’ai le plus souvent fini sur cette console : le scénario n’est pas totalement linéaire et en fonction de vos actions certaines missions se déroulent différemment avec des alliés et des opposants qui peuvent varier, l’histoire n’est donc jamais totalement la même.

En bonus l’OST était vraiment sympa pour un titre GBA et collait bien avec l’action comme avec ce morceau qui marquait de son sceau les scènes de complots.


Ou celle-çi lorsqu’un danger se présentait :

En bref un titre sympathique (que j’ai découvert par hasard dans la même boutique d’occasion où j’avais choppé Skies of Arcadia) qui m’a laissé un bon souvenir et qui a le bon goût de se terminer sur un ultime twist téléphonique…qui restera sans suite à jamais malheureusement.

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