Comme chaque année, Japan Expo est la période où j’achète le plus de mangas de l’année (pas moins de 29 tomes cette année, répartis sur une vingtaine de séries différentes). J’en profite notamment pour débuter de nouvelles séries et je dois dire que cette année je suis tombé sur quelques très bon titres sur lesquels je reviendrais probablement au fil des semaines/mois.
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J’ai donc décidé aujourd’hui de commencer par revenir sur un titre qui m’a touché : A Silent Voice. Si la vie scolaire au Japon est très différente de la nôtre au final aussi bien dans son approche que dans son organisation, toujours est-il qu’elle est souvent idéalisée dans les mangas et animes avec des groupes de camarades soudés, des clubs passionnés et autres profs surmotivés ou bizarres. Néanmoins un certain nombre de titre cherchent aussi à traiter les difficultés rencontrés par certains élèves, étudiants. A Silent Voice fait partie de ces titres en traitant de deux problèmes : le handicap à l’école et le harcèlement scolaire (qui se traduit notamment par l’exclusion d’un individu du groupe, phénomène très présent au Japon en milieu scolaire et professionnel).


Le récit de A Silent Voice tourne autour d’une jeune fille du nom de Shoko Nishimiya, dans le premier tome on y voit son arrivée dans un nouveau collège. Problème pour elle : elle est malentendante et ne parle donc pas. Si dans un premier temps son arrivée est bien accueillie par sa classe, la jeune fille communicant avec eux par écrit sur un de ses cahiers, rapidement les enfants vont se lasser de faire des efforts pour l’aider et vont progressivement s’éloigner d’elle, la jugeant avant tout comme une nuisance. La pauvre Shouko va alors rapidement se trouver isolée dans cette classe malgré toute sa bonne volonté…

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Intervient alors Shoya Ishida, l’autre personnage principal de l’œuvre : garçon de la même classe, il est littéralement un vrai casse-cou, noyant son ennui en réalisant des défis de plus en plus stupides avec ses amis au grand dam de sa mère. Profitant du rejet de Shoko par la classe il va alors en profiter pour exploiter ses faiblesse pour se moquer d’elle et la brimer allant même jusqu’à jeter ses affaires et casser ses appareils auditifs. Le collégien trouvant cela drôle et faisant fi des remarques de son professeur, continue toujours plus loin et fini par se retrouver lui-même la cible de ses anciens camarades… Mis au banc de la classe, il repousse néanmoins les tentatives de Shoko de se rapprocher de lui allant jusqu’à la frapper ce qui provoque son départ du collège.

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Finalement seul et rejeté par les autres élèves de ses différentes classes, Shoya va finir par entrer au lycée tout en souhaitant retrouver Shoko pour s’excuser du mal qu’il lui a fait, il apprend même le langage des signes pour communiquer avec elle dans cette éventualité. Il va finalement la croiser et tenter de réparer le mal qu’il lui a fait…mais acceptera-t-elle de lui pardonner ? Et quelle sera la réaction de ses proches ?
On a ici au final un joli titre présentant de manière originale un cadre pourtant maintes fois utilisés et traitant d’un sujet plutôt rarement évoqué aussi bien au Japon qu’ailleurs.

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Ce titre écrit et dessiné par Yoshitoki Ōima est publié dans le Weekly Shōnen Magazine depuis 2013, il est maintenant terminé au Japon en 7 volumes et y a reçu un très bon accueil avec plus de 700 000 ventes. En France il est publié chez Ki-Oon depuis cette année avec déjà 4 tomes de sortis et le cinquième Octobre. Il est à noter que la mère de la Mangaka étant interprète de la langue des signes, ceux-ci sont retranscrits de la manière la plus fidèle possible visiblement (j’ai pas eu l’occasion de vérifier par moi-même).

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