Aujourd’hui je vais parler d’un jeu qui m’a mine de rien occupé durant de long mois en ligne il y a maintenant quelques temps : Mount And Blade Warband et plus particulièrement son extension Napoleonic War.
A l’origine, Mount and Blade est une série d’action-RPG de TaleWorld et édité par Paradox, où on joue un aventurier lâché dans le monde de Calradia. caldrareskin1MBW2Six royaumes se livrent alors une lutte intense pour le pouvoir avec chacun sa spécificité (cavalerie puissante, piquiers d’élite, arbalétriers etc…). Le joueur va alors avoir toute liberté pour agir comme il se souhaite et potentiellement recruter et faire gagner en niveau des soldats et d’autres héros rencontrés au fil de l’aventure. De nombreuses carrières s’offrent alors à lui pour gagner or et expérience : marchand, brigand, mercenaire, esclavagiste, … vous pouvez très bien vous déplacer sur la carte du monde en redresseur de tort tuant tous les renégats qu’en vil maraud qui brule village après village. Vous avez bien entendu la possibilité de soutenir une des factions du jeu et voire même au fil de votre ascension, fonder votre propre fief puis royaume.
Lorsque deux armées se rencontrent sur le terrain s’ensuit alors une bataille rangée en mode FPS entre les deux troupes, on retrouve même des phases de siège lorsqu’on est assez puissant pour s’attaquer à des citadelles adverses.
Mais si je parle de ce jeu c’est pour MBWintroduire son DLC multijoueur Napoleonic War. A l’origine simple mod du jeu sous le nom de Mount and Musket, le développeur proposa aux moddeur de développer une extension officielle du jeu dans l’univers des guerres Napoléoniennes.


On retrouve alors dans ce jeu les cinq principales nations de l’époque avec nombre de leurs unités emblématiques :
– La France avec Napoléon Bonaparte, les 45e et 84e régiments de ligne, la Légion de la Vistule, le 2nd régiment de ligne du Kronprinz, le 15e d’infanterie légère, les grenadiers de la Garde, le 2nd régiment de hussard, les lanciers de la Garde, les Dragons de l’Impératrice, le 1er régiment de carabinier et le régiment de grenadier à cheval de la Garde.
– L’Autriche avec Karl Philipp Schwarzenberg, le 14e et le 62e d’infanterie de ligne, le 3e d’infanterie légère(Grenz Oguliner), le bataillon de grenadier Purcell, le 2e bataillon de chasseur(Jaeger), le 4e hussard, le 2e lancier, le 2e de cavalerie légère, le 5e des dragons et le 1er cuirassier.
– La Prusse avec Gebhard von Blucher, le 8e de ligne de Brandebourg, le 23e de ligne du Rhin, le 3e bataillon de Kumar, le régiment des Freikorps, le 1e régiment de la Garde à pied, les chasseurs du Schleswig, le 6e dragon du Neumark, le 1e hussard, les lanciers de Westphalie, le 3e cuirassier du Brandebourg.
– La Russie avec Mikhail Kutuzov, un régiment de partisans, le régiment de milice de Saint-Petersbourg, le régiment de ligne de Simbirsky, le régiment de grenadier Pavlovsky, le régiment de garde à pied, le 21e fusiller de Yegersky, les hussards Sumskoy Gusarskiy, les lanciers Litovsky Ulanskiy et Donskoy Kazachiy, les dragons de Kiev et les cavaliers de la garde.
– Le Royaume-Uni avec Arthur Wellesley : duc de Wellington, le 33e régiment d’infanterie, le 5e bataillon de ligne royale de la légion allemande, le 42e régiment d’infanterie Ecossais (Black Watch), le régiment Coldstream de la garde, le 51e d’infanterie légère, le 95e fusillers, le 1e hussard, le 23e dragon léger, le 6e dragon et la garde royale bleue à cheval.
S’ajoute à cela pour chaque faction une compagnie d’artillerie, une de sapeurs et une compagnie de roquettes pour les anglais.

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On peut regrouper les différents bataillons selon plusieurs catégories :
– Infanterie de ligne : médiocre au tir et bon à la baïonnette
– Infanterie légère : Bon au tir et médiocre à la baïonnette
– Fusiller : Très bon au tir mais très faible au corps à corps (crosse)
– Garde : Moyen au tir, très bon à la baïonnette
– Hussard : Très rapide mais fragile
– Dragon : Moins rapide mais plus résistant, possède un fusil
– Cuirassier : Résistant mais plus lent
– Artillerie : Se décompose entre officier (avec longue-vue), conducteur (avec cheval + attelage) et servants (avec écouvillon). L’artillerie peut utiliser des canons (avec les rebonds des boulets) ou des obusiers (munitions explosives plus dur à utiliser)


– Sapeur : Peut poser des explosifs, construire des chevaux de Frise, creuser des tas de terre et de sable et détruire les constructions adverses avec sa hache.
Tout ce beau monde va alors s’affronter dans des batailles épiques avec jusqu’à 200 personnes par carte suivant plusieurs mode de jeu :
– Match à mort (solo et équipe) : classique avec respawn
– Batailles de commandants : Prenez les commandes d’une escouade de bots qui vous suivront partout et obéiront à vos ordres.
– Sièges : Un camp commence dans une forteresse et l’autre doit la prendre d’assaut à coup d’échelles et d’artillerie. Les assaillants ont un respawn illimité mais les défenseurs sont limités à trois, peut être épique par moment.
– Bataille : Le mode le plus populaire en teamfight, la partie se termine quand tous les opposants sont morts (no respawn), c’est le mode dont je parlerais par la suite.

Comment j’en suis venu à jouer à ce jeu ? Par pur hasard. Je l’avais reçu dans un pack steam Paradox (Europa Universalis, Crusader King, etc…) et un jour où je me faisais chier (je crois que c’était ma période post AOC et pré-GW2 me semble) j’ai installé ce jeu et je lance un siège…un bon gros siège avec 180 joueurs qui se trucident en boucle dans un nuage de poudre noire. Des hordes de soldats français montant à l’assaut d’un fort anglais, une partie de la muraille est tombée mais les anglais ont installé une barricade et maintiennent un feu roulant…mais leurs forces décroissent et le timer est encore long…la victoire est bientôt notre. Bon personnellement je suis mort en boucle, j’ai tiré comme une patate et pas beaucoup mieux avec ma baïonnette, le grouillot LeBoiteux est dans la place !


Ce premier jour je suis tombé sur un vrai stalker, un Enzo bis qui voulait absolument me recruter…et pour avoir la paix j’ai accepté. Je suis ainsi devenu la première recrue du sergent Blatte pour la compagnie de voltigeurs du IXème corps d’armée français dirigé par le maréchal Hammer (oui ca deconne pas dans ce jeu, chaine de commandement et tout ça). Comme on est que deux à ce moment-là, je fais les premiers entrainements et batailles dans le régiment d’infanterie de ligne…tous les jours, entrainement aux formations : déplacement en ligne, respect des ordres de tir, charge à la baïonnette, formation anti-cavalerie, etc… Assez paradoxalement pour un membre d’infanterie légère je serais finalement meilleur au corps à corps qu’au tir.

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Ma première bataille fut littéralement une catastrophe, je fus régulièrement fauché dès la première salve ennemie étant parfois le seul de la ligne à tomber lors de celle-ci. J’étais aussi un spécialiste de prendre un rebond de boulet perdu à longue distance. Mais bon l’un dans l’autre ca progresse et bientôt notre corps d’armée compte plusieurs unités :
– Infanterie de ligne
– Infanterie légère
– Grenadiers de la garde
– Dragons
– Artillerie

Les batailles visant à coordonner autant de compagnies différentes sur le champ de bataille se révèlent épique, entre les tirs de canon, les lignes d’infanterie qui se font face, les charges de cavaleries et les tireurs embusqués dans les fourrés. Pour sa part le grouillot LeBoiteux est rapidement passé sergent instructeur de sa compagnie et fait même ses débuts en cavalerie. A la toute fin de sa carrière dans la grande armée il officiera même en tant que membre de la compagnie d’artillerie (toujours fun de courir se cacher en en cas d’assaut de cavalier non sans avoir lâché une volée de mitraille pour ensuite revenir réutiliser le canon laissé sur place voire courir voler celui de l’adversaire ;)).

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Bref dommage que je n’avais pas réussi à convaincre Enzo de tester à l’époque, c’est le seul jeu où il aurait pu jouer Napoléon et me voir charger les anglais en spammant les « A mort » et les « Pour l’Empereur ».

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