Avec un peu de retard causé par mes péripéties Belges, voici ma rubrique trimestrielle sur mes animes de la saison. Comme souvent je me limiterais à 5 titres donc je vais commencer directement par enfreindre cette limite et rappeler que cette saison nous avons de nombreuses suites et notamment deux titres dont j’ai déjà parlé pour leur qualité : Fate Stay Night Unlimited Blade Work et Kinghts of Sidonia. Et pour ce que j’en ai vu les deux séries sont dans la parfaite lignée de leur première partie (même si y a des moments un peu lourds dans FSN).


Passons maintenant aux nouveautés de la saison :

5 – Owari no Seraph

Honnêtement j’ai pas mal hésité à le mettre dans ce classement à cause de la présence de scène stéréotypés (notamment scolaires) qui tranchent avec le contexte de l’anime.
Un jour, un terrible virus se repend à travers le monde tuant les gens âgés de plus de 13 ans, la population mondiale est alors décimée…les vampires qui vivaient jusqu’alors dans leurs cités souterraines viennent alors recueillir les enfants abandonnés pour les transformer en bétail nourricier. Hyakuya Yuuichirou est un de ces enfants captifs avec les autres enfants de son orphelinat, il ne rêve que d’une chose : s’évader et lutter contre les vampires qui les oppresse…mais les choses ne vont pas forcement se dérouler comme il l’espérait. Il parviendra néanmoins à rejoindre la surface et sera recueilli par l’armée impériale démonique du Japon (vive le nom de merde) qu’il tentera d’intégrer. Difficile d’en dire plus sans spoil d’autant plus qu’après 4 épisodes les zones d’ombres sur l’intrigue sont encore nombreuses.
D’un point de vue technique par contre on a affaire à un très bon travail de la part du studio Wit qui s’est rendu célèbre par son adaptation de l’Attaque des Titans.

Un titre qui devrait néanmoins plaire aux amateurs de shonen

4 – Plastic Memories

On change de registre, on passe ici dans un anime de science-fiction orienté tranche de vie (pas de guerre spatiale ou trucs de ce genre, retournez voir Sidonia dans ce cas).
Après avoir échoué à ses examens de fin de lycée, Tsukasa Mizugaki trouve néanmoins un emploi par le jeu de relations de son père. C’est ainsi qu’il échoue au service terminal de la société SAI. La société SAI est la spécialiste de la fabrication de Giftia, androïdes présentant des émotions humaines ; le service terminal est là pour récupérer les androïdes en fin de vie car la mémoire de ceux-ci devient défectueuse passée neuf années. La tâches est souvent peu aisée car durant ces neufs années les Giftias deviennent bien souvent des membres à part entière de la famille où ils se trouvent et leur restitution correspond à la mort de ce membre de la famille. Dans ce travail Tsukasa doit en plus collaborer avec sa partenaire qui n’est autre qu’une Giftia elle aussi…
Vous l’avez compris, on est ici dans le cadre d’un anime sentimental et triste mais dont le déroulement semble aller au-delà d’une simple succession de situation. Le ton dramatique de la série est heureusement allégé par de nombreuses situations comiques et quiproquos.

Reste à voir si l’histoire sera convaincante dans son développement. J’en profite d’ailleurs pour ajouter que dans cette thématique j’ai regardé ce week-end le très bon Eve no Jikan : un film d’animation qui traite de la discrimination et des interaction humain/androïde dans un japon futuriste.

3 – Keikkai Sensen

Là c’est un peu le truc barré de la saison… Un jour à New-York, une brèche dimensionnelle est apparue et la ville s’est retrouvée alors peuplée d’un tas de créatures toutes plus étranges que les autres. La ville va alors devenir un endroit complétement fous où les choses les plus incroyables se produisent… Dans l’ombre certains œuvrent à semer le chaos, face à eux les super-humains de Libra utilisent leur pouvoir pour maintenir l’ordre dans la ville. On suit ici les aventures de Léonardo, un humain normal à la base et qui va rejoindre Libra après avoir hérité d’un pouvoir stratégique.
Alors oui le pitch est pas original, mais par contre la réalisation est remarquable est la série est à la fois rythmée et barrée la rendant très agréable à suivre pour tous ceux qui aiment un peu l’action. Ici c’est le studio Bones qui est à l’œuvre (Eureka Seven, Full Metal Brotherhood, Cow Boy Bee-Bop)

2- Mon Histoire (Ore Monogatari)

Et oui : un Shojo, une fois n’est pas coutume. Mon Histoire c’est la petite touche de sucrée et de rose de la saison. Quoi de neuf me direz-vous ? Une romance banale entre deux lycéens un peu niais et je vous dirais oui. Mais alors quel intérêt ? Regardez un peu ça :

Oui le héros c’est l’armoire à glace et non pas le bishonen de base à l’air froid. C’est en effet le personnage principal qui fait tout l’intérêt de l’anime tant il est aux antipodes des classiques du genre. Alors oui il est gentil, mais fin comme du gros sel comme on dit chez moi, et en plus il est pas spécialement ni canon ni intelligent.
Enfin bref, chacun se fera son opinion mais j’aime beaucoup.

Et on passe maintenant au grand gagnant de la saison pour le moment, titre que j’ai déjà évoqué dans un précédent article :

1 – Arslan Senki

A Ecbatana, capitale du puissant royaume de Parse, la vie poursuit son cours sous la houlette du puissant roi Andragoras. Le royaume vient tout juste d’écraser l’armée du royaume de Lusitania qui tentait d’envahir le royaume voisine et allié afin d’imposer son dieux aux peuplades locales et d’abolir l’esclavage. Le prince Arslan contrairement à son père est un garçon plutôt chétif et fragile mais à l’esprit vif. Néanmoins son père ne montre que du dédain à son égard et sa mère de la froideur, c’est son mentor le grand général Valphreze qui s’occupe de la former à son rôle de prince de Parse.
Quelques années plus tard, le royaume de Lisutania envahi de nouveau le royaume voisin et l’annihile massacrant une bonne partie de sa population au passage. Le roi Andragoras et le prince Arslan à la tête de l’armée Parse font alors face à l’armée ennemie…mais rien ne va se dérouler comme prévu. Nous allons suivre ici l’évolution du prince dans sa route pour sauver son pays de l’envahisseur mais aussi de ses doutes vis-à-vis des traditions Parse comme l’esclavage.
On est ici devant un anime traitant de politique et de guerre à grande échelle où ruse, tactiques et trahisons sont de la partie. Si l’histoire d’origine est un roman de Yoshiki Tanaka, le responsable de la fresque de La Légende des Héros Galactiques, l’anime est adapté de la seconde adaptation manga de l’histoire dessinée par madame Arakawa (FMA, Silver Spoon) dont on reconnait particulièrement le design des personnages.
En bref, un anime qui est bien parti pour être épique même si j’ai encore quelques craintes notamment car je connais peu les studios Linden et Sangizen qui s’occupent de cette adaptation.

En plus la chanson de l’ending est bien sympa, chanté par Aoi Eir (qui vient d’ailleurs cette année à Japan Expo)

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