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L’histoire commence dans un cadre idyllique : un petit village isolé au milieu de la nature dans un Japon visiblement encore peu développé technologiquement. On suit dès le départ une petite troupe d’enfants de 12 ans au premier rang desquels se trouve l’héroïne Saki Watanabe. La particularité de ce village est la faculté qu’ont tous les membres à recourir à des pouvoirs psychokinétiques. Une grande partie des cours de l’école vise notamment à entraîner et maîtriser ces pouvoirs.

Les humains ne sont d’ailleurs pas les seuls êtres vivants intelligents de la région, des espèces d’hommes rats qui font office de main d’œuvres pour les travaux physiques du village. Si l’histoire semble calme et que l’ambiance d’un village vivant en harmonie pourrait laisser penser à une simple tranche de vie, détrompez-vous il n’en sera rien. Le village recèle sous son vernis de terribles secrets et au fil de l’aventure divisée en trois arcs (séparé de plusieurs années puisque l’héroïne a d’abord 12 ans, puis 14 et enfin 26 dans la dernière partie) la vérité sur ce monde va nous être révélé en même temps qu’à Saki au fur et à mesure que l’ambiance de la série bascule du bucolique à la violence et l’horreur. Difficile d’en dire plus tant l’intérêt du titre repose sur la découverte progressive qu’on fait pas nous même de ce petit bijou.


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Véritable dystopie, cet animé produit en 2012 par le studio A-1 Pictures (à l’œuvre sur nombre d’animes de très bonne qualité ces dernières années) est adapté d’un roman populaire publié par Yusuke Kishi en 2008 et ayant rencontré un certain succès. Peu connu en France et même non licencié, il n’en reste pas moins à mes yeux l’une des meilleures réalisations de ces dernières années.
Visuellement très propre avec un style bien à lui, l’OST de grand qualité se fond parfaitement avec l’ambiance dérangeante de ce titre qui nécessite par contre une certaine concentration afin de saisir toutes les subtilités de l’histoire. Difficile d’en dire plus sans risquer de faire de spoil, d’autant que l’effet de surprise et de découverte et une part importante de l’intérêt de cet anime. On trouve notamment dans la bande son un morceau récurent extrait de la 9éme symphonie de Dvorak qui porte le même nom que la série/roman : « From the New World »

Néanmoins, n’oubliez pas que sous ses abords à première vue chatoyants, cela reste un seinen parfois assez violent par moment et très complexe/psychologique malgré ses graphismes chatoyants.

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